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Le samedi aprés midi et le dimanche, jours de repos, sont consacrés aux sports. Un club fut organisé par la colonie, dans une vaste maison de briques recouverte de vigne vierge derrière laquelle s’étalent des pelouses ombragées d'arbres, bordées de parterres fleuris, et des champs de polo, de golf et de cricket. Un restaurant où l’on mange de la cuisine anglaise, des chambres que les membres du club peuvent louer, d’autres que des célibataires occupen même toute l’année, une salle de billard, une de bridge, un fumoir, des salles de bain et de douche, un petit salon de dames, rien ne manque au confort de son installation. On y voit des hommes de tous àges, à face glabre, hauts en couleurs, vêtus de pantalons de toile ou de flanelle blanche et de la veste uniforme à larges raies bleues, rouges et jaunes, avec la courte pipe de bruyère aux dents; des jeunes filles en toilettes blanches, coiffées de casquettes, de panamas, ou de feutres mous garnis de mousseline ; des nurses accompagnées de babies joufflus et roses.
En sortant de table, les uns se dirigent vers le « batfives », sorte de jeu de pelote, où la balle est läncée au mur avec des palettes de bois; d’autres, portant leur étui chargé de clubs, commencent les parties de golf. Les chevaux arriventet le polo s’organise.
Tous ces gens se donnent à leurs jeux avec passion et sérieux comme s'ils accomplissaient un rite obligatoire. Peu de cris, point de disputes, à peine quelques rires. [1 fait beau, Pair est tiède, l'herbe très verte s'étend jusqu’à lhorizon que coupent ici et là quelques bouquets de saules. N’était le ciel si bleu, on se croirait aux environs de Londres. Rien ne détonne
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