‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 48 sur 273 · RE A · texte numérisé non relu

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attendant l'ouverture de la salle de danse. Les hôtes de hôtel et tous ceux qui villée giaturent dans Îles villas environnantes, arrivent, parés de leurs toilettes les plus étincelantes. On crie, on se on gesticule, un immense brouhaha monte , décuplé par la résonnance de celte galerie de verre et de fer. Les jeunes filles vont et viennent, par groupes, jolies, élégantes, coiffées avec art, naturelles, quoique se sachant regardées et admirées. Elles ont beaucoup de grâce et de charme, rien de guindé dans leurs gestes et dans leurs allures. Vraiment, elles respirent je bonheur de vivre. Ces réjouissances sont organisées pour elles, elles le savent; de tant de causeries, de flirts légers dans l'abandon momentané des conventions trop rigoureuses de Buenos-Aires, naîtront les mariages rêvés...

De vieilles dames, d'élégance un peu surannée mais non sans charme, sont là, dans les fauteuils qui longent la galerie, entourées de fillettes de treize à quatorze ans et de garçonnets du même âge, comme on en voit toujours dans ce genre de réunions. Peu à peu les dominos apparaissent, le visage caché par le loup ou le masque. Ils abordent les groupes de femmes qui causent et s’éventent, debout, dans la galerie, intrigant ici et là, sans éclat et sans fantaisie. La crainte de se trahir les rend inoffensifs et banals. Beaucoup sont des femmes ou des Jeunes hlles, reconnaissables à la finesse de leurs mains, a la douceur de leur voix. L’heure du bal arrivée, tous se précipitent dans la grande salle, La danse commence devant un triple cercle compact de spectateurs assis ou debout et se poursuit jusqu’à deux et trois heures du matin.

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