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creusés de main d'homme. Les crues du fleuve y provoquent des inondations régulières.et périodiques qui envahissent les propriétés, les subme ‘gent et pénètrent parfois jusque dans les habitations bâties cependant sur pilotis.
Pourquoi ce nom évocaleur de faune sauvage, de jungle et de forêts vierges? [1 arriva, lors de srandes crues particulièrement fortes comme celles de 1823 et 1896, que le Parana arracha de ses rives tropicales de véritables îles flottantes, couvertes de plantes aquatiques, qui descendirent dans le courant rapide, vers le Delta. Des crocodiles et des tigres s’y étaient réfugiés et les riverains étonnés voyaient passer sur un radeau verdoyant des animaux sauvages encore plus ahuris qu'eux et qu'ils tuérent à cou ps de fusil.
De Buenos-Aires, on arrive au Tigre à travers une johe banlieue où s’échelonnent, le long du Parana, les coquettes stations de villégiature de Vincente Lopez, d’Olivos, de San Isidro et de San Fernando.
Les arroyos et les canaux artificiels qui divisent le delta sont bordés de quintas, de vergers, d’oseraies, de pépinières, de plantations de saules et de peupliers. De jolies villas se cachent entre les futaies : Chalets suisses, cottages anglais, pagodes chinoises, cloîtres gothiques, hôtels de ville Renaissance. Toutes possèdent sur Ja rive un petit débarcadère, des cabines pour le bain et un kiosque où l’on vient, pendant les heures fraiches, regarder les promeneurs du fleuve, car le sport favori est ici le canotage et les longues excursions en canot automobile. Rien de plus reposant. On oublie Buenos-Aires, Mar-del-Plata, le Colon, les cercles, pour se laisser prendre au charme de