‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 6 sur 273 · SE · texte numérisé non relu

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l’Europe tout ce que les Européens eux-mêmes en connaissent; je les ai vus renseignés sur les hommes et sur les choses, par la lecture des revues, des | livres, des journaux et par leurs voyages. Certains | tiendraient une place brillante dans les foyers intellectuels les mieux qualifiés de notre Europe. Ils y apporteraient un esprit clair, un grand libéralisme de pensée, une culture classique et des connaissances modernes parfaitement en harmonie avec les nôtres. Dans ces milieux les femmes sont douées d’une orande aisance de manières, d’une aimable simplicité, et d’une vivacité d'esprit tout à fait comparable à celle de nos plus pétillantes Parisiennes. J'ai trouvé sur un guéridon, à côté de la boite à ouvrage de Mme R. M.., les dernières publications philosophiques et littéraires de la collection Alean et du Mereure de France. Le fait est rare, il est vrai, mais pas unique.

Cette élite existe donc, minime ïl est vrai, et souvent incomprise, mais frémissante et passionnée, consciente de sa valeur et du rôle qui lui est dévolu dans les destinées de son pays. Signe important de sa vitalité : chaque jour elle s’augmente d’une jeunesse ardente et sérieuse qui vient en Europe, non pour s’abrutir dans la vaine ostentation de la richesse, mais pour travailler, re- + arder et s'instruire. Le goût de la culture intellectuelle ne tardera pas à s'épanouir ici, dès que la soif des richesses se sera un peu apaisée, car cette prédominance trop absolue et brutale de l'argent ne peut durer longtemps chez un peuple intelligent et

“fin comme celui-ci, composé en majeure partie des | divers éléments de notre vieille race latine. Et déjà L”

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