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furent terminés et la province leur doit en partie son essor.
L'ingénieur actuel du service d'irrigation, M. François, voulut bien me conduire à la fameuse digue San-Roque. Notre train, après avoir suivi les sinuosités du torrent, entra dans une gorge étroite et nous déposa devant un puissant pylône, haut de 33 mètres, long de 149 mètres, surmonté d’un chemin large de o mètres. J’y allai. Le réservoir, véritable lac cerclé de montagnes, s’étendait devant nous, formé par les eaux prisonnières, en un lieu bien choisi où la vallée du Rio Primero forme une large cuvette naturelle. La digue fut construite à l'endroit où la rivière se resserre. À la base du pylône, l’eau s’échappait avec fureur, par les vannes ouvertes, en une violente trajectoire. L'eau qu’on laisse ainsi s'évader se précipite dans le lit naturel du torrent et poursuit sa course jusqu’à un dernier barrage de distribution, la digue del Mal Paso, moins élevée, haute de 7 mètres, large de 227 mètres, de chaque côté de laquelle s’ouvre un canal de distribution, le déversoir nord et le déversoir sud. Par des canaux secondaires branchés sur eux, les eaux arrosent ainsi toute la plaine.
La quantité distribuée par hectare et par année est de 7,900 mètres cubes moyennant 5 piastres annuellement. Tous les neuf jours les propriétaires ont trois jours d’eau pour inonder leurs champs.
1. La digue de San-Roque a une longueur totale de 149 mètres. Elle est large de 5 mètres à son couronnement, de 29 m. 70 à la base, de 50 mètre saux fondations. Sa hauteur totale est de 37 mètres de 33 mètres au niveau des déversoirs.
Des deux grands canaux distributeurs, celui du Nord a 2 kilomètres de long, celui du Sud 42 kilomètres. Tous deux, sur une longueur de 7 kilomètres, sont construits en pierre et en chaux
Ces terrains irrigués se payent 1,000 piastres l’hectare. Jusqu'ici, les propriétaires se contentent d'en faire des luzernières qui donnent cinq et six coupes par an. Cependant il conviendrait d'innover une culture intensive de légumes etde fruits qui rendrait beaucoup plus.
Les grandes luzernières de la province ne sont d’ailleurs pas situées dans cette zone déjà si valorisée, mais au sud, dans des terres qui se payent de 120 à 300 piastres l’hectare, selon leur proximité plus ou moins grande d’une station de chemin de fer :. On y fait trois ou quatre coupes par an qui donnent trois et quatre tonnes de Inzerne sèche à l’hectare, dont le prix varie de 20 à 40 piastres la tonne. Ou bien on y engraisse le bétail à raison de une tête ou une tête ct demie par hectare. Ces alfafares atteignent plusieurs milliers d'hectares ?.
La luzerne n’a pas encore pris la première place
hydraulique ; le reste est creusé dans la terre, à 1 m. 60 de profondeur. D'où une perte d’eau assez considérable. La longueur des canaux secondaires est de 300 kilomètres. La capacité du réservoir est de 200 millions de mètres cubes. On arrose actuellement 16,000 hectares. On en pourrait arroser le double.
1. Le prix de la terre jusqu’à 5 kilomètres d’une gare varie de 80 à 100 piastres. Au delà, elle ne coûte que 30, 40 ou 50 piastres. Dans la Sierra on enpeut avoir à 10 et 12 piastres. ll est vrai qu’elle n’est bonne qu’à nourrir des chèvres.
bans certaines régions, celle d'Oliva, à 50 kilomètres de Cordoba, la terre vaut 150 piastres l'hectare sans luzerne, 250 avec luzerne.
2. On cite parmi les plus grandes de la province celles de Juan Cobo (97,000 hectares), Jorge Corbett (13,000), J. Muniz Barreto (12,000), Elias Moyano (11,000), Juan Duggan (11,000). L’estimation des produits annuels de l'agriculture dans la province s'élève à 150 millions de piastres, sans compter les luzernes destinées à l’engraissement du bétail. Vers 6liva, à 50 kilomètres de la capitale, on me montre de vieilles luzernes qui durent depuis quarante ans, L'eau est à 4 ou 5 mètres sous une terre très sablonneuse.
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