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dans l’ordre des cultures de la province, mais elle la prendra bientôt. Le blé est cultivé sur deux millions d'hectares. On pourrait le cultiver sur dix millions d'excellentes terres. Le maïs, le lin se développent également ainsi que la culture de larachide, de la vigne, de l'orge et de l’avoine toute récente. H y a place encore pour des initiatives et plus d’une fortune se fera dans cette province si l’on pense que sur les 17 millions d'hectares qui en constituent la superficie, 4 millions seulement sont cultivés!. Quantité de terres vierges, aux portes de cités déjà faites, n'attendent que des colons. Graduellement, les champs d'élevage se transforment en terres agricoles. Un colon en famille travaille aisément ses 100 hectares avec trois charrues bisocs (qui lui ont coûté 150 francs pièce), un semoir à disque, deux herses articulées de trois corps chacune et un rouleau de 2 m. 90 de long.
Autre source de fortune : on achète de jeunes bœufs de deux ans pour 40 ou 45 piastres. On les engraisse un an dans ces alfafares et on les revend ensuite 110 ou 120 piastres. Ou bien l’estanciero achète des bœufs de trois ans à 70 et 89 piasires et les revend, six mois après, pour 129 piastres, soit aux frigorifiques, soit pour la consommation locale. Des foires périodiques réunissent ici 8 à
1. En dehors des 16,000 hectares irrigués, on cultive 2 millions d'hectares de blé, dont le rendement moyen est de 1,000 kilos à l’hectare, mais qui va, dans certaines terres, jusqu’à 1,400 kilos et même, après les hivers pluvieux, à 1,809 et 2090 kilos, comme il arriva en 1908; 1 million et demi d'hectares de luzerne,299,0900-hectares de maïs, 200,000 hectares de lia, 90,000 hectares de vignes, arachides, légumes, ayoine, orge.
10,000 têtes de bétail qu’on vient acheter de Tucuman, de Salta et de Juju.
Ces ventes de bestiaux sur pied et celle des cuirs sont un des gros revenus de l’estanciero cordobais.
Je suis allé passer quelques heures à causer avec un de nos compatriotes installé à Cordoba depuis vingt ans, M. Garlot, pelletier. C’est plaisir de rencontrer des Français de cette classe à l'étranger. fl faut reconnaître malheureusement qu'ils sont rares. Je proftai de la clarté d'esprit de mon compatriote, et de sa bonne grâce, pour me faire expliquer son commerce par le détail.
M. Garlot achète des peaux de vaches, de chevreaux et de chèvres aux estancieros et aux colons, et les revend en Europe et aux Etats-Unis. Ge commerce, assez simple, lui a rapporté une grosse fortune.
Quand les peaux arrivent, il les « empoisonne » dans un bain d’arsenic; pour les plus petites, 1l se contente de naphtaline.
L'Amérique du Nord et l’Allemagne achètent les cuirs de vaches, la France n’achète que des eabrons,
Nous allons dans la cour regarder les réserves étalées sous des hangars. Il y a là des milliers de peaux : |
— J'achète 100,000 dépouilles de vaches par an,
en moyenne, me dit-il; et vous pouvez compter qu'il
part annuellement de Cordoba 200,000 douzaines de peaux de chevreaux dont la plupart vont à Grenobie dans les fabriques de gants.
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