‹ De La Pleurésie InfectieuseChapitre 16 sur 16 · LS AM · texte numérisé non relu

LS AM

Traitement.

Nous n’aurions pas fait un chapitre sur le traitement, si ‘nous n'avions cru utile de faire la remarque que la thoracentèse n’est pas un spécifique pour toutes sortes de pleurésies et qu'il ne faut pas, pour juger des chances de succès de cette opération, s'en tenir absolument aux données de -M. Dieulafoy qui semble croire qu'une pleurésie purulente non tuberculeuse doit à peu près toujours g guérir par ‘ponctions successives.

Il faut admettre que la forme que nous avons essayé de décrire est heureusement fort rare dans notre pays et que les médecins ne s’en sont pas préoccupés. Sans cela, ils eussent enregistré des insuccès et par la thoracentèse et sans ‘elle. Et, dans les cas que nous avons vus, pourquoi auraiton fait l'opération de l’ empyème, puisque le . ne s'était ‘pas reproduit?

S'il nous était permis d’avoir une opinion, nous pencherions pour üne ponction, erploratrice seulement, et pour l’empyème immédiat avec lavages antiseptiques. Les méthodes de lavage de la plèvre sont trop françaises ét trop connues pour que nous les répétions; nous nous contenterons de donner le résumé des derniers travaux parus sur ce sujet de l’autre côté du Rhin. Nous espérons qu'on verra que les . Allemands, en ceci comme en bien d’autres sujets, n’ont rien inventé et n'ont eu la peine que de baptiser de noms nouveaux ce qu’en France on avait depuis longtems fait,

sue

Dans le « PBerliner Klinische woschenschrift » du 24 juin 1878, Kônig (de Gottingen) vante le pansement antiseptique dans l'opération de l’'empyème. Il relate à ce propos l’observation intéressante d’une jeune fille de dix aus, née de parents tuberculeux, qui prit une pleurésie en mars 1878. La ponction fut faite à deux reprises, mais l’épanchement se reproduisit avec les caractères de la transformation purulente. Kônig fit au niveau de la huitièmé côte (1) une incision, réséqua deux centimètres et [demi de la côte, mit un tube à drainage et appliqua le pansement rie dans toute sa rigueur.

Les résultats qu'il obtint furent excellents, et à ce propos il pose les règles suivantes relatives à l’opération de l’empyème :

1° L'opération doit être conduite avec “toutes les précautions antiseptiques (désinfection des instruments) ;

. 20 L'incision doit être faite de manière que la sécrétion ne puissé pas séjourner dans la cavité thoracique; l’incision doit donc être faite en arrière des apophyses épineuses. Dans les cas ordinaires, une seule incision suffit ; on ne doit

en faire deux que dans des cas spéciaux;

3° L’incision doit être faite de façon que Le tube à drainage né soit pas pincé. Si les côtes sont très rapprochées, il faut réséquer une portion de côte ; cette opération peut être faite, par la suite, si on s’aperçoit que la fistule de l’'empyème a de la tendance à se refermer ;

(1) Il faut toujours avant de faire la ponction tenir compte des dimensions de l'aire de Traube et, de peur d’adhérences, rechercher le syndrôme de Jaccoud. Chez la femme dont la respiration À type costo-supérieur laisse les côtes et l'abdomen immobiles en apparence, il y a, d’après M. Artigalas (communication orale), un signe qui supplée le syndrôme de Jaccoud. C’est la fixité de la limite supérieure du tympanisme traubéen. A l'inspiration, le diaphragmeétant mobile, la limite supérieure de l’espace de Traube descend .de un travers à un travers de doigt et demi. En cas d’adhérences, cette limite est fixe.

ON nes

4° Le liquide une fois écoulé, il faut procéder à la désinfection de la plèvre. On peut, en premier lieu, laver la cavité pleurale avec uné solution salicylée jusqu’à ce que le liquide écoulé soit incolore comme de l’eau; puis faire une légère injection avec une solution phéniquée forte. Hueter a dit avec raison qu’une solution ainsi concentrée est moins dângereuse que la solution légère, laquelle est rapidement résorbée. Il faut néanmoins procéder avec prudence dans cette première désinfection ;

La désinfection opérée, il faut introduire un drain en gomme élastique ‘dans: l'ouverture de la fistule ; cefdrain doit pénétrer de cinq à six centimètres dans la cavité pleurale; . 5° Le pansement qu’on doit employer doit consister dans l’occlusion selon la méthode de Lister;

6° On doit changer le pansement dès qu’on aperçoit à l’extérieur une tache provenant de la suppuration; au début, il faudra renouveler le pansement toutes les vingt-quatre heures. Au bout de huit jours, il faudra renouveler beaucoup moins souvent (tous les quatre, huit ou dix jours);

On pourra diminuer petit à petit le calibre du tube; mais il ne faudra abandonner le drainage que lorsque la secrétion sera devenue presque nulle.

Quand les pansements seront renouvelés rarement, il faudra avoir soin de sortir chaque fois le drain pour le nettoyer, car il peut parfois être obstrué.

Le 28 octobre de la même année, Kônig cite « encore une observation d’une jeune dame de vingt ans, observation curieuse par ce fait que l’empyème, pratiqué huit ou neuf mois après la pleurésie, avec toutes les précautions antiseptiques, amena une guérison rapide et complète. L’opération avait présenté quelques particularités; cette dame présentait une forte scoliose. 3

tes et une ee un ts oo pans sement Du que. Les quatre cas se sont terminés par guérison.

Depuis, nombre de travaux publiés n ‘ont apporté à question aucun élément nou veau. TU PU UE

Ne 7 5 ln: Û . p 1 ? *

vuet approuvé: FES :

PS | Le Présidens de la se ES fs Le Doyen

à pr ORÉ. | Re ‘À. PITRES.

2 | so ce < re De de.

POSTE. ARTE et as Te a d'imprimer : Te C Bordeaux, le 4 mars 1887 : RES EE S LES | 2 = RT CSA Le Recteur de l'Académie. “es : mé

He FuRne DA

Bordeaux.

— Imprimerie OL FAVRAUD, CIA rue Porte-Dijeaux.…

Fr, es

Page 1