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désespéré, le malade asphyxie; il peut à peine parler et a ce délire somnolent que Traube a appelé « monotone ». RS SANS Ainsi donc, en vingt-quatre heures, l’épanchement purulent | s’est établi et l'organisme sidéré ne peut réagir, les facultés intellectuelles sont obscurcies, le malade urine à peine (le
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lendemain il faudra le sonder) et la paralysie de l'intestin Re est absolue. Trente grammes d’eau-de-vie allemande n’amè- PRES ; nent pas une selle. RUE
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C’est un fait digne de remarque que cette déchéance pro- = fonde, immédiate, dès l'apparition des premiers symptômes. RE La maladie, tant que l’organisme conserve ses forces, est l’'exagération des fonctions physioloques dont l’ensemble constituent la vie et luttent, disait Bichat, contre la mort; plus tard, ces mêmes fonctions se pervertissent et disparaissent si la terminaison doit être fatale. Dans la pleurésie purulente, nous ne remarquons, pour AE réaction vitale, qu’un frisson, et encore parfois (comme dans l'Observation I) est-il unique; les forces vitales sont vaincues dès l’abord, aussi l’état est désespéré dès les premières heures ; le traitement, quelque vigoureux qu'il puisse être, n’a aucune chance de succès; les leviers dont il devrait se servir sont brisés. De là vient cet état d'inertie fonctionnelle.
. Dès qu’elle est allumée, la fièvre ne cesse plus; le thermomètre ne descend plus au-dessous de 40°, même après l’évacuation du liquide pleural que nous avons vu purulent dans
tous les cas que nous avons observés ; parfois, cependant, on observe des oscillations nycthémériques de plus de ®, de Ke 40°,8 à 38°,4 par exemple. (Obs. IL.) ; SE
Le malade s’affaiblit de plus en plus, rêvasse, puis meurt dans le coma; mais la terminaison fatale est en général précédée de troubles nerveux sur lesquels nous nous réservons d'insister plus loin.