CHAPITRE III
But de cet écrit.
Maïs ce n’est pas de Angleterre <\n 1 * agit ,
c’est de la France. . x
Nous voulons aujourd’hui montrer combien l’imitation faite en France de la Constitution d’Angleterre a été défectueuse , et ce
.qui en est résulté. . .
Car nous n’avons plus même aujounlnui
en France ce mécanisme de pondération ou de contrepoids, à l’abri duquel fleurissent les libertés anglaises (1). Mais ce qui nous reste, bien . c’est le principe de cette Constitution,, l’égoïsme , le privilège , l’aristocratie. A l’essence vicieuse du modèle est venu s’ajouter tout le mal qui sort d’une fausse imitation.
Les avantages qui peuvent résulter d’un tel mécanisme nous échappent ; mais les inconvénients nous sont demeurés.
(I) On s’occupe beaucoup en ce moment de ce qu’est de* venu le jury en France; on le cherche, on ne le trouve plus. Les Anglais ont le jury, les garanties de Yhabeas corpus, la liberté des meeting, lu liberté la plus absolue non seulement de la presse, mais de rinipwmérie, et une multitude de droi s* dont rien en France ne peut donner l'idée. La pondération des pouvoirs n’ayant pu s’établir en France, ces libertés indi • viduetles n’ont pas pu davantage s’y établir; car elles résultent de celte pondération, en même temps qu'elles en sont le soutien.