CHAPITRE XXIII
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Nous sommes pourGodwin contre Maithus.’ Mais nous reconnaissons qu’avec la loi économique actuelle Maithus a raison.
Tout pour et par les hommes du revenu net :
car tout dans le inonde appartient, comme dit èt aîîhus, à ceux par qui ce monde est occupé; et les pauvres n’existent qu’autant que les riches ont besoin de leur travail , comme dit encore Maithus.
m/ih ncc! l €rche& ™ r ta population. Godwin, qui combattit
nque. Ce furent ses aspirations philanthropiques qui éveillé J7 ,, e « én “. d ? portant à formuler la triste
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C’est en vertu ce cette loi économique que le milliard politique est devenu le privilège clés hommes de revenu net, et que la France est aujourd’hui, ainsi que nous l’avons montré dans la Première Partie de cet écrit, une véritable Ploutocratie.
Autrefois il y avait des prêtres et des guerriers; puis il y avait des marchands, des amateurs de richesse gagnée par le négoce , rusure, et toutes les sources du lucre. Au-dessous de tout cela, il y avait des pauvres, des serfs , des misérables. Mais, comme nous l’avons dit ailleurs, ces pauvres, ces serfs, ces misérables, avaient un ciel, un paradis en espérance, qui les réconfortait contre leurs souffrances sur la terre, et leur servait de compensation. Aujourd’hui il n’y a plus ces croyances spirituelles ; les misérables ont perdu leur compensation. Le monde a bien changé. Où sont les ■guerriers? rie ne vois plus de nobles, je vois des riches. Je ne vois plus de clergé, d’ordres monastiques, u église; je vois des riches. Oui gouvernait l’Etat jadis? Les nobles et les prêtres. Qui le gouverne aujourd’hui ? Les riches. Nous vivons donc dans une Ploutocratie.
Les sophistes aux gages des riches ont inventé un étrange euphémisme pour désigner ce genre de gouvernement. Ils l’appellent le gouvernement des hommes de loisir ; et c’cbf sur celte qualité d’avoir du loisir qu’ils fondeni le droit actuel des Ploutocrates, leurs maîtres.
Le loisir! voilà une belle raison ! En vérité
ccs sophistes n'ont pas de perspicacité, ou du moins ils en mettent bien peu à gagner l'argent qu'on leur donne. Il s’agit bien de loisir, il s'agit de droit. Aussi voyez à quelle réponse ils sont exposés. On leur a dit: S'il ne s'agit que de loisir, payez les députés; toutes les autres fonctions ne sont-elles pas salariées l pourquoi celle de député ne le serait-elle pas? ..,Le roi lui-même n’est-il pas salarié, puisqu'il touche douze millions de liste civile; cela détruit-il la majesté royale? Les princes ap a nagés par l'Etat ne sont-ils pas salariés? les ministres et les fonctionnaires publics de tous genres ne Je sont-ils pas? Faites de même pour les députés; et alors chacun pourra apporter ses lumières au gouvernement de la nation.
Les sophistes qui ont mis en avant cette raison futile, qu’il fautdu loisir pour s’occuper des affaires publiques, n’ont su que répondre. Mais s’ils avaient mis Je droit en ayant. Je droit que la loi économique actuelle confère au revenu net, on n'avait rien à leur dire, excepté toutefois ce que nous avons déjà dit, à savoir qu’il faut changer, par la politique même, cette loj économique , qu'il faut arracher la direction politique de la société à l’égoïsme étroit des hommes de revenu net, et tjue si ces hommes ont un droit économique absolu , c est précisément un motif pour leur enlever le droit politique absolu dont ils jouissent aujourd'hui, afin d’arrêter l’influence dévorante de leur droit économique. Alors la
question eût été posée sur un terrain solide/ # Mais laissons ce sujet. Ce qui est certain, c est que le milliard prélevé pour la plus grande
• '* !Jl salaires est à la disposition des hommes de revenu net.
Or, par curiosité, voyons ce qu’ils en font.'