‹ De la ploutocratieChapitre 65 sur 72 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Malihus et Godwio.

U y a cinquante ans déjà (1) que cette loi économique , qui donne tout au revenu net et rien à riiumanité, a été formulée par Malthus, dans un livre de bronze, en ces termes:

« ! n homme qui naît dans un monde déjà > occupé, si sa famille n’a pas les moyens de » le nourrir, ou si les riches n’ont pas besoin » de son travail, cet homme, dis-je, n’a pas le » moindre droit à réclamer une portion quel- » conque de nourriture, et il est réellement de » trop sur la terre. Au grand banquet de la na- 7 ) ture, il n’y a point de couvert mis pour lui.

» La nature lui commande de s’en aller, et p elle ne tardera pas à mettre elle-même cet » ordre à exécution (2).

Il est vrai que Godwin lui a répliqué :

« Aon, ce n’est point la loi de la nature s ce n’est que la loi d’un état social très facp tice qui entasse sur une poignée d’individus

(i) L’ouvrage (le Malihus parut en !798.

(1) Essai sur la ptmutafion. On sait (juc Malllitis a sup* primé ce passage dans les dernières éditions de son ouvrage; mais cette pensée étant celle de tout son livre, il fallait laisser celte phrase ou rétracter le livre»

» une si énorme surabondance , et tear pro~ j> digue aveuglément les moyens de se livrer n à toutes les folles dépenses , à toutes les » fouissunces du luxe et de la perversité , j> tandis que le corps du genre humain est » condamné à languir dans le besoin ou à

mourir d'inanition (1), d

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