‹ De la pluralite des races humainesChapitre 29 sur 50 · CHAPITRE YI. — INFLUENCES. CLIMATS. 117 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI. — INFLUENCES. CLIMATS. 117 I

3° Les générations hybrides (1). > Il les appelle Causœ degenerationis, et là Biumenbach, quoique défendant la même cause que Prichard, s'élève bien au-dessus du philosophe anglais. Celui-ci, inclinant à nous croire descendus des Nègres (2) , de ces populations stupides et ' noires, reconnaissait par conséquent des causœ perfectionis, c'est-à-dire une marche ascendante des phénomènes, là où Blumenbach ne voyait que la marche inverse. Or, en vertu des lois immuables et éternelles de la Nature, nous retrouvons toujours chaque être plus parfait dans le milieu qui convient ' le mieux à son développement physique et intellectuel ; quelquefois il peut être aussi bien ailleurs, trouver des conditions d'existence à peu près semblables, nulle part il ne peut prospérer plus que sur son berceau.

L'influence du genre de vie et de la nourriture a été vite abandonnée, et M. Flourens, reprenant cette question , admet définitivement comme i

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(1) Mitchell { Philosophical Transactions, t. XLIII ; An es^^ say, etc.) supprime celte cause et n'en reconnaît que deux :

1° La nature et la température de la contrée ; 2° La manière d'y vivre.

(2) John Hunter pensait aussi que l'homme était originellement noir, il avait remarqué que les animaux en domesticité blanchissent toujours. Cf. "White, Account of the regular Gra- , dation of man. London, 1799, p. 100. Hunter confondait ici. l'homme avec les animaux domestiques ou mieux esclaves,; l'homme est un animal social, non domestique. A

nS DES RACES HUMAINES.

causes pouvant produire des variétés nouvelles : 1» Les accidents; 2° Les climats ; 3" Les croisements.

Il faut nécessairement rejeter plus loin l'étude de l'influence du croisement, de l'hybridité. Celle-ci n'agit qu'en atténuant des différences, en créant un terme moyen à deux termes extrêmes. Elle ne produit pas la variété, elle en est la conséquence, et nous verrons même que, dans ce rôle étroit, son action est encore très-restreinte. La question des accidents touche à celle de l'hybridité ; nous l'examinerons en même temps.

Restent les influences extérieures.

Hippocrate les indiqua le premier dans son Traité des airs, des eaux et des lieux ( 1 ) . — « La forme, « la couleur et les mœurs des nations, a dit aussi « Polybe, ne dépendent uniquement que de la di- « versité des climats (2). » Les idées anciennes ne sont pas tout à fait celles de nos jours : Hippocrate, les Grecs, croyaient à l'influence immédiate et infiniment prompte des climats, influence telle qu'au bout d'un séjour de quelques années, un étranger se trouvait complètement modifié, ra-

{{) Cf. Cabanis, Rapports du physique et du moral, an XIII, t. II, p. 201. Paris. — Knox, r/ie/îaceso/'ma/i. London, 1850, p. 82. — Morel, Dégénérescences de l'espèce humaine. Paris, 1857. — Voir aussi Yilruve, liv. VI, ch. i.

(2) Cf. Beddom dans English Cyclopœdia.

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