AVANT-PROPOS
Nous avons été frappé, en suivant le service de M. le professeur Bernheim, de deux cas de pneunomie où la défervescence s’est produite avant le troisième jour. En cherchant parmi les observations recueillies ces dernières années, nous en avons trouvé plusieurs qui se rapportent au même fait. L'étude de cette forme de pneumonie nousa paru digne d’attirer l’attention, et, sur le conseil de notre maître, nous avons pris pour sujet de notre thèse inaugurale : de la pneumonie abortive.
Nous nous sommes proposé d'étudier cette variété particulière de pneumonie d’une manière générale, c’est-à-dire chez les personnes de différents âges.
Après un court historique de la question, la première partie de notre travail est consacrée aux observations.
Celles que nous avons pu recueillir nous-même se rappor-
tent uniquement à des pneunomies d'adultes, excepté une
seule chez une femme de soixante-huit ans.
Les observations relatives à cette forme de pneumonie chez les vieillards sont empruntées à un article intitulé : de la pneumonie abortive chez le vieillard, qui a été publié au commencement de cette année dans la Revue Médicale de l'Est par M. le professeur Bernheim et M. le professeur agrégé P. Parisot.
Nous regrettons de ne pas avoir rencontré de pneumonie {
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abortive chez l'enfant ; elle existe cependant et nous avons jugé à propos de reproduire une observation nette à cet égard, que nous avons empruntée à Parrot (1).
Après avoir cherché àtirer de ces observations une définition de la pneumonie abortive, nous abordons l’étude clinique de l'affection, que nous prenons à son début, et que nous suivons dans sa marche et sa durée jusqu’à sa terminaison.
Enfin nous passons brièvement sur l’étiologie et la pathogénie -— questions encore obscures et très controversées — sur le diagnostic, le pronostic et le traitement qui ne diffèrent pas sensiblement de ceux qu’on rencontre dans la pneumonie franche.
Au sujet du traitement, nous essayons de montrer que la médication est impuissante à faire avorter la pneumonie.
Quant aux conclusions, nous les avons en partie empruntées au travail de MM. Bernheim et P. Parisot. Aussi, qu’il nous soit permis d'exprimer ici notre gratitude à ces deux maitres distingués. Nous remercions M. le professeur Bernheim, de la grande bienveillance qu’il nous a toujours témoignée, et de l’honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de cette thèse.
Nous sommes heureux de dire aussi à M. le professeur agrégé P. Parisot, combien nous lui sommes reconnaissant des conseils qu’il nous a toujours si complaisamment donnés, pour la rédaction de ce travail.
1. PaArROT. — De la fièvre herpétique (Gazette hebdomadaire. Paris, 1874).
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