VASE TRES
Le 19, l’herpès se flétrit. Au niveau de l'angle de l’omoplate du côté gauche, on perçoit quelques râles muqueux, et en un point très limité, du souffle tubaire. La voix y est retentissante et le son tympanique. Pouls, 132 ; temp. rectale, 4006.
Le 20, amélioration notable ; le souffle est moins intense. Pouls, 100 ; temp. rectale, 37°2.
Le 21, l’enfant est inquiet, semble plus souffrant et tousse beaucoup. L'exploration des poumons ne fournit aucun renseignement nouveau. Pouls, 128 ; temp. rectale, 89°2.
Le 22, le souffle est remplacé par des râles sous-crépitants. Pouls, 100 ; temp. rectale, 570.
Le 4 septembre, l'enfant quitte la salle parfaitement guéri depuis plusieurs jours.
En résumé, la pneumonie abortive présente la plupart du temps un mode d’invasion, une symptomatologie, une défervescence, en un mot des signes qui ressemblent singulièrement à ceux de la paeumonie ordinaire. Alors comment différencier ces deux formes ?
Est-ce par le siège ? Les pneumonies du sommet sont en effet plus graves que les autres, parce qu’elles se rencontrent principalement chez des individus diathésiques, cachectiques, chez les sujets dont l’état général est mauvais. Nous avons cependant trois observations, dont deux de vieillards, où le foyer pneumonique occupait le sommet. Dans la majorité des cas, il était localisé à la base. Ce n’est pas là qu’il faut chercher un élément suffisant pour le diagnostic différentiel.
Pour M. Germain Sée, « la pneumonie abortive ne diffère de la pneumonie ordinaire que par la rapide résorption des exsudats fibrineux. »
Cest là une vue tout hypothétique et jusqu’au jour où les autopsies permettront d'étudier les lésions anatomiques, nous pensons qu'il est plus prudent de dire que la forme abortive ne se distingue de la forme commune que par son évolution plus rapide et sa durée moindre.