‹ De la pneumonie caséeuseChapitre 3 sur 19 · OU · texte numérisé non relu

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usait, sur l’existence d’une phthisie scrofuleuse, nt iqui en donna une description clinique, le rapport

(I) Voir plus loin, chap. III, l’Étude expérimentale de M. Chauveau sur l’indammalion caséeuse et au chap. IV le paragraplic sur l’infcctiüM de voisinage.

de la scrofule avec les lésions pulmonaires de laj phthisie a été accepté par les médecins comme une! vérité incontestable, à tel point que pendant longtemps scrofule et tuberculose ont été, pour ainsi dire, considérés comme synonymes. Aussi, lorsque l’anatomie pathologique a voulu établir une distinction entre le processus de la phthisie ordinaire et celui de la granulation miliaire, on a donné au premier le nom de pneumonie scrofuleuse, réservant aux granulations le nom de tubercule (Virchow) .

Il y a assurément une exagération dans cette dénomination de pneumonie scrofuleuse appliquée à l’infiltration du poumon des phthisiques, et nous nous proposons de démontrer plus loin que, dans la majorité des cas, ces pneumonies méritent de reprendre leur nom de tuberculeuses. Toutefois, jl est hors de doute que la scrofule intervient dans la prodiition d’un certain nombre de pneumonies caséeuses, non-seulement à la façon d’une cause banale, mais en poursuivant en quelque sorte son action pendant toute l’évolution morbide. Cette variété de phthisie présente, comme nous chercherons à l’établir, une marche particulière.

Ce serait ici le cas de mentionner la pneumonie î caséeuse de la syphilis. Plusieurs observateurs ont décrit l’état caséeux dans certaines portions de pneumonie syphilitique diffuse (Virchow). Mais l’état caséeux n’étant, en quelque sorte, qu’un accident dans une lésion qui ne doit pas nous

occuper, ces faits ne rentrent pas dans Tobjet de notre étude. Cependant, depuis Morton, les cliniciens ont souvent parlé de phthisie syphilitique. En limitant le sens du mot phthisie à la consomption pulmonaire, il' est hors de doute que les lésions constatées à Tautopsie étaient le plus souvent des gommes pulmonaires, associées, dans quelques cas, à des lésions qui présentaient une grande analogie avec celles de la phthisie ordinaire. Ces faits demandent de nouvelles recherches.

Les vétérinaires ont fréquemment Foccasion, dans les autopsies de chevaux morveux, de constater Fexistence de petits foyers de pneumonie caséeux; cette lésion a été aussi signalée chez rhoimne dans quelques observations.

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