‹ De la pneumonie caséeuseChapitre 5 sur 19 · GO · texte numérisé non relu

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plus ou moins grancles, plus ou moins abondantes. Dans quelques points, il s’en amasse d’assez grandes quantités qui montrent une tendance marquée à la nécrobiose. Çà et là apparaissent des îlots de leucocytes. A cette période, il n’y a pas encore de transformation caséeuse. Quand celle-ci survient, c’est par les amas de leucocytes et de cellules qu’elle débute. Puis elle envahit avec irrégularité et d’une manière graduelle la lésion tout entière:

Les bronches participent toujours à cette inflammation catarrhale à terminaison caséeuse. La cavité centrale des infundibula, d’abord libre, et la bronchiole qui y aboutit finissent par s’obstruer complètement. Cette lésion des bronches n’est pas toujours simultanée ou consécutive. Parfois l’oblitération bronchique est primitive, et l’inflammation catarrhale survient ensuite dans le tissu alvéolaire atélectasié.

(P Disons enfin que toutes ces lésions peuvent, en s’accumulant dans le même point, former des lésions mixtes.

En résumé, quand le poumon subit l’influence irritative de la matière tuberculeuse, le processus inflammatoire qui en résulte peut être intra-alvéolaire ou extra-alvéolaire. Dans les cloisons, il provoque une prolifération nucléaire qui aboutit à la formation du tissu adénoïde. Dans les alvéoles, il détermine, soit des proliférations épithéliales qui participent à la formation de ce tissu adénoïde, soit.

comme dans la pneumonie catarrhale franche, des exsudais séro-albumineux ou colloïdes avec production d’éléments cellulaires plus ou moins volumineux et abondants. Les lésions déterminées ainsi dans le poumon sont tantôt des granulations disséminées, tantôt des granulations conglomérées, tantôt de gros noyaux de même structure que les granulations, tantôt la pneumonie catarrhale diffuse ou lobulaire. Toutes ces lésions avant le tissu

pulmonaire pour siège, F inflammation pour origine, la transformation caséeuse pour terminaison, doivent être considérées comme étant toutes des vneumonies caséeuses. »

Les descriptions précédentes sont loin de reproduire toutes les formes anatomiques de la pneumonie caséeuse ; car il est des lésions plus rares ; telles sont par exemple certaines formes chroniques, remarquables par leur bénignité, et ne s’accompagnant même pas de symptômes appréciables.

Ainsi M. Aufrecht a rencontré 8 à 10 fois des poumons dont les sommets renfermaient des foyers ardoisés, caséeux, d’un volume variant d’une noisette à une noix, mais intacts du reste. 11 s’agissait d’individus qui avaient succombé à d’autres maladies qu’à une affection de poitrine (épilepsie, etc.), h’examen microscopique lui a montré que ces loyers étaient formés par un détritus qui comblait les terminaisons bronchiques et les alvéoles. Dans les foyers ardoisés on trouvait le plus souvent des

(cellules passablement bien conservées, de la grosseur des globules blancs; en outre, entre ces cellules on rencontrait de grosses cellules rondes, renfermant d’abondantes granulations sombres, probablement, comme le veut Knaufî, des cellules épithéliales bronchiques métamorphosées.

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