‹ De la pneumonie caséeuseChapitre 7 sur 19 · GG · texte numérisé non relu

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Oiiant aux caustiques dont la présence s’an-' nonce par une tuméfaction inflaininatoire (cldo- I rure de zinc, etc.), leur action se prononce beau- ; coup plus lentement. |

Si Ton soumet une oreille anémiée à un agent i assez énergique pour provoquer sur une oreille ' saine une thrombose seulement veineuse, on verj’a : apparaître concurremment une thrombose artérielle. | L’huile de croton, la teinture de cantharides et d’autres caustiques dont l’action est plus lente » provoquent l’inflammation plus tardivement encore *! sur l’oreille anémiée ; et avec l’huile de croton no- j tamment on peut observer alors deux phases dans le processus; d’abord une séparation dans les veinules des globules blancs d’avec les globules rouges, puis une congestion secondaire dans les artérioles.

Si celle-ci fait défaut, le processus inflammatoire est arrêté; il y a stase générale, coagulation et mortification.

Une oreille anémiée n’oiire pas la résistance normale à l’action de l’eau chaude. A la température de 60“ il se produit une thrombose avec de.ssèchement de l’oreille; 6“ ou 10“ de plus seraient nécessaires, si l’oreille était saine, pour obtenir le ; môme résultat.

Si la ligature artérielle n’est pratiquée que pos- , térieurement à l’immersion, la partie qui se mor- | tifie est notablement moins étendue. |

Ces expériences viennent à l’appui d’un fait | d’ailleurs déjà connu, le défaut de résistance des

tissus anémiés. L’inflammation y est plus grave, et ce qui nous importe particulièrement, la thrombose artérielle y est naturellement plus facile, ce qui augmente les chances de mortification. Il est cependant une condition expérimentale dont M. Samuel n’a pas tenu compte : la ligature de la carotide produit de l’anémie, mais ce n’est pas de l’anémie pure; elle est compliquée par la paralysie inévitable de quelques fibres du nerf sympathique (jui accompagnent le tronc artériel. 11 y a donc en réalité section concomitante parlielle de fibres vaso-motrices; je dis pariieüe , car je trouve dans des expériences antérieures de M. Samuel, la preuve certaine qu’elle n’est pas complète : si la section du sympathique au cou est combinée avec la ligature de la carotide, les effets sont plus prononcés que si la ligature existe seule (1).

Dès le commencement de ce siècle Farre et ’Pravers, Gregory, Creveld et M. Louis, avaient déjà observé des individus affectés de rétrécissement congénital de l’artère pulmonaire et qui avaient succombé à une phthisie pulmonaire. M. Frerichsaappelé l’attention sur le rapport étiologique qui pouvait unir cette dernière à l’altération artérielle. M. Traube a aussi insisté sur ce rapport, enfin, M. Lebert a repris récemment cette question et a réuni (outre 2 cas incomplètement décrits et l cas de rétrécissement congénital de la tricus-

(1) Virchow’s Arcli. hd iU. — Cenlralbl. iSOO.

pide), 21 faits dans lesquels la fréquence de la phthisie est en effet digne de remarque, (à peu près un tiers des cas) et le nombre des faits, quoi- | que restreint est déjà assez considérable pour écar- i ter la supposition d’une coïncidence fortuite (1). ;

(1) 1. FaiTC tuul Travers, Meckel's Archiv., J81o, p. 235.

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