‹ De la Polyarthrite Infectieuse des Veaux et des AgneauxChapitre 19 sur 36 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

SYMPTOMATOLOGIE

Les symptômes sont identiques chez les agneaux et les veaux. Le premier signe qui frappe l’observateur, est une boiterie plus ou moins accentuée d’un membre ou de plusieurs. Le petit animal, ne fait qu’un appui faible sur le membre malade, ou bien le soustrait complètement a l’appui en le soulevant. Généralement, la maladie débute par un genou ou un jarret, et passe ensuite a toutes les autres articulations de l’économie, même à celles du rachis.

Puis, on observe le gonflement de l’articulation malade, généralement le propriètaire pense que son jeune animal a reçu un coup; toute la zône de l’articulation est tuméfiée. A la palpation avec la paume de la main, on perçoit une chaleur considérable. A la pression digitée, on sent la distension des culs-de-sacs synoviaux, cette pression est très douloureuse pour le patient, qui fait tous ses éfforts pour s’y soustraire. Tantôt le doigt explorateur perçoit la sensation d’une ca-

vité distandue par une synoviale très liquide, tantôt des craquements comme si la synoviale renfermait des corps étrangers : ce sont des flocons de fibrine en voie d'organisation, tantôt enfin la sensation d’un point fluctuant, siégeant sur un cul-de-sac. C’est un abcès articulaire qui est en train d’évoluer, et qui ne tardera pas à s’ouvrir à l’extérieur. Cette terminaison est assez rare pour le veau, qui meurt généralement avant d’arriver à ce stade, mais elle est fréquente chez les agneaux. |

1e petit animal boîte plus ou moins, circulant avec beaucoup de peine dans la bergerie, puis si la maladie augmente, il tombe en décubitus latéral complet. Cela tient à ce que toutes les articulations sont malades, on dirait le jeune sujet frappé du tétanos, il reste allongé dans la bergerie ou la vacherie, insensible aux excitations extérieures. Il présente des grincements de dents ; l’affaiblissement musculaire est très grand, les tremblements fibrillaires sont fréquent, l’anesthésie cutanée et sensorielle fait des progrès.

Le cœur bat très violemment, la respiration est très accélérée, l'appétit est nul, la fièvre considérable. La mort est proche.

Dans d’autres cas moins violents, les symptômes sont moins alarmants. Examinons un agneau en dé- cubitus complet, il ne peut se tenir debout. Si on le relève, il manifeste une grande douleur, cherche à maintenir son équilibre et, suivant sa puissance fonctionnelle se tient plus ou moins bien en station debout, se balance et change de pied comme un ani-

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