‹ De la Polyarthrite Infectieuse des Veaux et des AgneauxChapitre 20 sur 36 · CE VS · texte numérisé non relu

CE VS

mal fourbu. Parfois, ses membres se dérobent, la tête pend, il est inutile de chercher à le maintenir. D’autres fois, il se tient assez bien; si on le fait téter, il le fait encore assez volontiers. Il peut guérir, mais le plus souvent, la maladie augmente, les toxines déversées dans l’organisme par les microbes, intoxiquent le jeune sujet, et nous retombons dans le cas précédent.

Enfin, dans d’autres cas, la maladie est moins brutale. Une seule articulation est atteinte sérieusement, ou bien plusieurs le sont légèrement. Le petit animal éprouve des souffrances moins violentes, il ne tombe pas en décubitus latéral; il continue à circuler sans prendre appui sur le membre malade; l’appétit est conservé, bien que diminué, la fièvre ne paraît pas très élevée. Puis la douleur diminue progressivement,

la maladie passe à l’état chronique, l'appétit reprend, mais le sujet reste plus ou moins malingre et souffreteux. Tant bien que mal, le propriétaire arrive à donner à son animal un certain état d’embonpoint, permettant de le livrer à la boucherie. Mäis, le plus souvent, l’inspecteur des viandes pratique une saisie totale.

À noter aussi comme symptôme : l’ombilic n’est généralement pas cicatrisé, il laisse suinter un liquide onctueux plus ou moins purulent; d’autres fois, un véritable abcès est formé à l’ombilic.

Enfin, les fistules provenant des abcès articulaires, font aussi partie du cortège symptômatique ; elles laissent couler une synovie mélangée de pus rou-

geâtre.

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