‹ De la Polyarthrite Infectieuse des Veaux et des AgneauxChapitre 22 sur 36 · AR · texte numérisé non relu

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désorganisé par la broncho-pneumonie, on relève même des foyers purulents avec une abondance de fausses membranes jaunâtres collées sur le poumon, ou en suspension dans le liquide pleurétique. Bref, les lésions sont extrêmement profondes et, il est certain, qu'elles remontent à plusieurs jours, et cependant, le petit agneau ne présente pas encore de symptômes alarmants, il continue à téter, circule dans la bergerie, et paraît jouir d’une santé qui n’est pas en rapport avec ses lésions, dont l’évolution est insidieuse.

4° Dans la forme oculaire, l'infection gagne un ou les deux yeux, les milieux deviennent jaunâtres, les conjonctives sont infiltrées, les paupières tuméfiées; on remarque une sécrétion muco-purulente, et parfois destruction de l’œil par suppuration.

C’est une forme qui n’offre guère d’intérêt clinique.

90.Quant à la forme cérébrale, elle se greffe sur presque toutes les formes précédentes, quand l’organisme est suffisamment intoxiqué. Cette infection des centres nerveux se traduit par des signes d’excitation, accompagnée de mouvements violents, de crises cloniques ou toniques, puis à la fin, dépression, coma et mort.

6° Enfin, nous dirons un mot d’une affection générale, qui complique souvent les localisations précédentes. C’est l’infection purulente, qui est produite par la pénétration dans le sang de microbes qui se

localisent dans certaines issues, pour y provoquer des foyers inflammatoires, puis purulents. C’est ainsi, que nous constatons des abcès sur les différentes parties du corps des jeunes animaux et, en particulier, sur la tête. Mais le plus bel exemple, ce sont les nombreux foyers purulents qui désorganisent presque totalement le foie.

Les symptômes propres à cette forme d'infection, sont difficiles à reconnaître, tout au moins pour les foyers internes. Il faut se baser sur les symptômes généraux, trahissant une infection grave, puis, on peut constater des signes qui révêlent les localisations sur le poumon, les reins, le cerveau, le foie. Sur ce dernier organe, nous l’avons dit plus haut, les foyers purulents sont souvent très nombreux et cependant jamais nous n’avons pu constater l’ictère.

Il est évident que la gravité dépend de la localisation des foyers, en général, la marche est iente, et la mort est la règle.

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