AUTRES SYMPTOMES
paraissant pendant l’évolution de la polyarthrite
Les symptômes que nous venons de décrire, sont ceux qui appartiennent en propre, à la polyarthrite infectieuse des jeunes agneaux et des jeunes veaux, considérée comme entité morbide, mais généralement, ces-symptômes articulaires sont accompagnés d’autres signes, indiquant des maladies concomitantes. En effet, nous avons vu, dans les considérations générales sur l’étiologie, que la polyarthrite des jeunes n’est qu’une division de la pyosepticémie des nouveau-nés. II est donc tout naturel de retrouver, à côté des signes propres à la polyarthrite, les signes propres à chacune des autres formes de la maladie générale. C’est pourquoi nous relevons des symptômes de localisation :
1°, sanguine; 2°, digestive; 3°, pulmonaire: 4°, oculaire; 5°, cérébrale; 6°, infection purulente. Ces localisations dépendent de l’adaptation des germes infec-
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tants. Les streptocoques restent dans le sang et produisent la septicémie; les coli et paracoli, produisent des troubles digestifs; d’autres bacilles se dirigent sur le poumon et sur les plèvres; d’autres produisent des abcès et, en particulier, sur le foie; tandis que la pasteurella se localise surtout sur les articulations.
Aussi, il nous est impossible de ne pas dire un mot de chacune de ces affections, mélangées à la polyarthrite.
1° Voyons d’abord la localisation sanguine. C’est la forme septicémique, car son évolution est foudroyante. Les jeunes sujets, dans les quelques heures qui suivent la naissance, refusent toute nourriture, présentent une dépression prononcée, suivie de paralysie générale, de coma; enfin, mort très rapide.
2e Quant à la localisation digestive, elle provoque l’entérite diarrhéique (ou diarrhée grise), des nouveau-nés. Généralement, l’appétit est assez bon; puis, au bout de 2 ou 3 jours, apparaît une diarrhée laiteuse; puis, il y a expulsion douloureuse de matières alvines brunes, rougeâtres, sanguinolentes ou verdätres, exhalant toujours une odeur repoussante, et salissant la queue, les fesses et les jarrets du petit malade. Puis, l’appétit disparaît, les forces diminuent, la respiration et le cœur s’accélèrent, et, au bout de 3 ou 4 jours, le malade meurt, épuisé par cette diarrhée
profuse (White scour).
AU
3° Passons maintenant à la localisation sur l’appareil respiratoire. C’est la pleuro-pneumonie du professeur Galtier: la broncho-pneumonie contagieuse des veaux: la broncho-pneumonie infectieuse des agneaux. Elle succède généralement à la forme intestinale de la maladie, quand la diarrhée diminue ou disparaît même. C’est pourquoi les animaux atteints sont plus âgés (15 jours à 2 mois). Chez les agneaux surtout, cette forme revêt une allure assez lente; ils mangent bien, mais maigrissent. Les premiers symptômes, sont le manque de vivacité et la toux fréquente; le jetage n’est jamais considérable; on note de l’essoufflement; la percussion de la poitrine est douloureuse; à l’auscultation, on perçoit facilement des râles muqueux et crépitants; on note 40 à 60 respirations par minute, et jusqu’à 100 battements de cœur. Puis enfin, les malades tombent sur la litière, les membres et la tête en extension complète, et meurent en 24 heures.
Chez les veaux, les symptômes sont identiques, mais la mort est plus rapide. Dans les deux espèces, la mort est la règle, cependant, la guérison, surtout chez les agneaux, n’est pas impossible. Il nous a été donné, de voir à la boucherie des agneaux qui 5 ou 6 mois auparavant, avaient manifesté des symptômes de broncho-pneumonie. La viande était très belle, mais le poumon présentait des foyers de bronchopneumonie chronique et des adhérences pleurales.
D'autre part, nous avons fait sacrifier des agneaux au cours d’épizooties de pyosepticémie, et nous avons fait cette constatation : le poumon est complètement