SORTE
D’autre part, M. Guichard conseille de laver le veau, dès sa naisance, avec une solution légère et tiède de permanganate de potasse ; puis de donner au veau le lait maternel, après chauffage à 80 degrés, en ajoutant deux, trois, quatre puis cinq gouttes de teinture d’iode par repas. a
Un autre auteur fait boire au veau, aussitôt sa naissance, un quart de litre du lait naturel, recueilli dans une bouteille stérilisée, pour stimuler la sécrétion des sucs digestifs et hâter la résistance aux infec-
tions microbiennes (Meissner).
Pour lutter contre l'infection congénitale d’origine sanguine ou placentaire, les auteurs se sont inspirés des relations qui existent entre l’état de la mère et l'infection du nouveau-né. Dans ce but, ils ont utilisé les substances préventives développées dans le sang de la mère ; d’autres ont imaginé de vacciner le produit in utero, en immunisant la mère, et de prolonger la résistance ainsi conférée par un traitement entrepris après la naissance. |
Aiïnsi, Forsell utilise le sérum de la mère, à la fois comme préventif et curatif : 400 à 500 centimètres cubes pour un poulain en injection intraveineuse.
M. Panisset utilise de préférence le sang citraté, c'est-à-dire du sang frais, mélangé à une solution de citrate de soude. Notre ancien maître recommande - 150 à 300 centimètres cubes de sang citraté en injection dans le tissu conjonctif sous-cutané de l’encolure (solution de citrate de soude à 20 % dans l’eau; 4 gr. de citrate par litre de sang).
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M. le Professeur Moussu indique, pour les agneaux, 50 centimètres cubes.
Ce traitement par l’hémothérapie n’est d’ailleurs pas spécifique, mais il stimule l’organisme du poulain dans la lutte contre l'infection.
D'autre part, W. Scott vaccine la jument au neuvième mois de la gestation, avec des vaccins antistreptococcique, antistaphylococcique et anticolibacillaire, à la dose de 50 à 100 grammes, en injection intraveineuse.
Des chercheurs ont utilisé aussi le pus provenant des jeunes animaux malades. D’après M. le Professeur Moussu : recueillir aseptiquement 5 centimètres cubes de pus, ajouter 2 centimètres cubes de chloroforme. Emulsionner. Quelques heures de contact. Additionner de 15 centimètres cubes de solution physiologique. Filtrer sur mousseline. Injecter sous la peau du ventre ou des cuisses, 1 centimètre cube aux contaminés, trois jours de suite, et 1 centimètre cube aux malades, tous les jours, pendant une quinzaine.
Nous dirons un mot des vaccins délivrés dans le commerce. Nous en avons utilisé de provenances différentes, à plusieurs reprises, et, pour quelques cas, - nous avons obtenu des résultats appréciables, en apparence tout au moins. Mais il faudrait qu'ils soient préparés avec les microbes ayant causé le premier cas d’arthrite dans une exploitation, car Femploi d’un vaccin uniforme a beaucoup de chance de ne pas donner de résultats, chaque cas relevant presque toujours d’une espèce microbienne particulière.
Quant au traitement curatif, il consiste d’abord à isoler tous les malades, afin que les porteurs de lésions ombilicales n’infectent pas toute la bergerie. Les moyens médicaux sont sans valeur pour la forme suppurée de l’arthrite. Nous conseillons l'abattage.
Pour les formes exsudatives, il faut d’abord traiter le cordon ombilical par des injections antiseptiques et l'introduction de crayons à l’iodoforme - dans les fistules.
Puis, on peut désinfecter le tube digestif à l’aide de purgatifs salins, combattre la diarrhée par le sous-azotate de bismuth en suspension dans de Feau de riz, lutter contre la fièvre par l’antifébrine.
Des frictions sur les articulations malades avec des pommades calmantes, sont aussi indiquées, ‘de préférence aux vésicants, qui aggravent la douleur.
Malgré toutes les médications employées, les résultats sont insignifiants.
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