‹ De la Polyarthrite Infectieuse des Veaux et des AgneauxChapitre 35 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La polyarthrite des jeunes veaux et des jeunes agneaux ne doit pas être considérée comme une entité morbide, mais comme une des formes de la pyo-septicémie des nouveau-nés.

Ces branches décrites comme autant d’affections indépendantes ont une origine commune : la plupart du temps, une infection ombilicale par des microbes saprophytes, très variés et encore mal déterminés. À

Elle est caractérisée par ses symptômes propres, auxquels se trouvent surajoutés des troubles septicémiques, digestifs, pleuro-pulmonaires, pyémiques, tantôt isolés, tantôt réunis sur le même sujet ou au cours d’une épizootie.

La marche de la maladie est très irrégulière ; elle dépend de la superposition des différentes formes. La forme articulaire exsudative, prise isolément, présente la marche la moins rapide, alors que la combinaison des formes pleuro-pulmonaires, intestinale, etc., etc. est très rapidement mortelle.

RGÈt—

Le pronostic très sombre pour un animal déterminé (car la guérison est exceptionnelle ), est encore plus sombre, à cause du caractère contagieux de la maladie.

Le diagnostic de l’arthrite est des plus faciles, mais il faut aussi diagnostiquer les formes concomitantes.

Le traitement curatif est illusoire. Seul, le traitement prophylactique donne des résultats appréciables. Donc :

1° Eviter l'infection ombilicale, car c’est un procédé de prévention, dont la valeur est établie par une longue expérience. Jusqu'à présent, rien ne permet d'abandonner cette méthode (Pannisset).

Expérimenter l’hémothérapie avec le sang maternel citraté. La pyothérapie et l’autopyothérapie devront, elles aussi, être mises en œuvre. D’autre part, M. Carré conseille d'utiliser « le vaccin P. N. qui donne parfois des résultats remarquables dans ces épizooties de bergeries si peu connues dans leurs

causes >.:

Vu : Le Directeur Le Pro-esseur de l’Ecole Vétérinaire de Lyon, de l'Ecole Vétérinaire + Ch. PORCHER Dr CADÉAC Vu : Le Doyen, Le Président de la Thèse :

J. LÉPINE Dr ARLOING

Vu et permis d'imprimer, Lyon, le 31 octobre 1925 : Pour le Recteur et par délégation, Le Vice-Président du Conseil de l'Université, L. JOSSERAND

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