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Le D' E. LANCEREAUX
PLACE DE l’ÉCOLE-DE-MÉDECINE.
https://archive.org/details/b22349091
La polyurie, diabète insipide, affection rare, a jusqu ici plutôt piqué la curiosité qu’elle n’a été l’objet d’une étude suivie et régulière. Nous aurions aimé l’envisager sous toutes ses faces, montrer ses côtés intéressants, indiquer plus au long ses rapprochements avec d’autres maladies, s’il n’eût fallu nous borner au rôle de critique et d’historien. Les difficultés, pourtant, ne nous ont pas manqué : la base anatomique nous a, pour ainsi dire, fait défaut; la chimie ne fournit que des analyses incomplètes et insuffisantes; la physiologie, notre meilleur guide s’il se fût agi des polyuries, a dû céder le pas à la clinique, en présence d’une forme particulière, le diabète insipide. Chacun des faits observés a été soumis, il est vrai, à un examen attentif, mais notre regret est de n'avoir pu apporter tout le soin désirable pour un travail de ce genre.