‹ De la ponction lombaire dans le traitement du rhumatisme cérébral et de certains exsudats méningésChapitre 17 sur 23 · CHAPITRE I URÉMIE NERVEUSE · texte numérisé non relu

CHAPITRE I URÉMIE NERVEUSE

Depuis que Quincke à imaginé la ponction lombaire, celleci a été utilisée par un certain nombre d'auteurs et par luimème pour le traitement des divers cas d'urémie à forme nerveuse.

Nous allons immédiatement en examiner les résultats.

La première observation est due à M. Vigouroux.

OBSERVATION

Par M. le Docteur A. Vigouroux

Il s'agit d'un homme de 64 ans, rentré à l'asile Le 18 avril 1908. Il à été transféré de l'hôpital à l’asila Sainte-Anne, avec le certificat suivant du docteur Dufour : Ramollissement cérébral avec phénomènes d'excitat on. Il se lève la nuit, crie et casse les objets à portée de sa main. A l'admission, le docteur Magnan porta le diagnostic : affaiblissement des facultés mentales avec dépression mélancolique, préoccupations hypocondriaques, turbulence, insomnie. Faiblesse musculaire plus accusée à gauche. Des renseignements fournis par ses enfants, nous apprenons qu’il n’a pas d'antécédents héréditaires pathologiques. Il à deux fils, de 39 et 42 ans, bien portants ; lui-même, jusqu'à ces dernières années, à été bien portant. Il buvait de l’eau-de-vie et du vin sans jamais se griser. A 46 ans, il a eu une pleuréise qui a duré deux mois. Dix ans plus tard, à 56 ans, il à eu un glaucome de l'œil droit, opéré à l’Hôtel-Dieu. Il à travaillé régulièrement de son métier de menuisier jusqu'à l’âge de 62 ans. À cette époque, il y à deux ans, il a eu une forte grippe à la suite de laquelle il eut « Un transport au cervéau » qui à duré six semaines. Pendant cet accès délirant, il divaguait, voyait des voleurs dans sa chambre, disait qu'on conspirait contre lui, etc... Après un séjour de deux mois à la campagne, tout délire disparut. É

I1 put reprendre ses occupations, mais sans pouvoir cependan travailler comme autrefois. À ce moment, en effet, on s’aperçut qu'il avait les jambes et les mains enflées et son médecin constata la présence d'albumine dans les urines. Cet œdeme disparaissait quand le malade était couché. Il fut soumis à un régime d’où les boissons alcooliques étaient exclues. Près de deux ans plus tard, en janvier 1903, il eut trois jours de suite des étourdissements ; il perdait connaissance et tombait ; après, il était faible sur les jambes, mais ne présentait pas de paralysie localisée. En même temps, l'œdeme des jambes reparut et le délire se montra de nouveau. Il ne dormait pas, voyait les huissiers entrer dans

Page 1