‹ De la ponction lombaire dans le traitement du rhumatisme cérébral et de certains exsudats méningésChapitre 22 sur 23 · EVER · texte numérisé non relu

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autres, il peut quelquefois se montrer plus ou moins trouble, mais toujours amicrobien, sauf dans certaines PÉTER tes aigües à nature infectieuse déterminée.

Les réactions inflammatoires des méninges, à été notée nombre de fois dans le rnumatisme cérébral, et l'œdème du cerveau est également propre à chaque affection. Quant aux lésions de chromotolyse diffuse MM. Gaudy et Bornait- Legueule, les considèrent comme des lésions d'ordre toxique que l'on peut observer à la suite de diverses infections ou autointoxications aigües à retentissement cérébral plus ou moins intense.

Ces lésions se rencontrent aussi, dans certaines méningites infectieuses aigües comme dans certaines urémies nerveuses. :

Or, si les auteurs, reconnaissent au délire propre à Chacune de ces affections un caractère infectieux, le plus souvent indéterminé, ils sont aussi d'accord pour reconnaître que le rhumatisme cérébral peut dans ses formes cliniques affecter la forme délirante, la forme méningitique, ou la forme comateuse. :

Sans doute dans chacune de ces formes, il conserve ses particularités, mais comme le délire brightique, le délire méningitique, c’est encore cliniquement un délire toxique.

Or si la ponction lombaire agit sur le délire toxique de l'urémie nerveuse, si elle agit sur le délire toxique de la méningite infectieuse aigüe, ne pourrait elle pas ce nous semble, agir également sur le délire toxique du rhumatisme cérébral ?

Les auteurs, cherchant à s'expliquer le rôle curatif de la ponction lombaire dans l’urémie nerveuse et dans la méningite aigüe, invoquent la théorie de l'hypertension du liquide céphalo-rachidien et de sa toxicité.

Or, si en décomprimant la substance cérébrale, et en enlevant un grand nombre de toxines aux cellules nerveuses par. une soustraction du liquide céphalo-rachidien, on améliore ou on guérit les phénomènes cérébraux de l’urémie et de la méningite aigüe, la même théorie appliquée au rhumatisme cérébral, ne serait-elle pas susceptible de déterminer les mêmes effets ?

Elle détermine déjà un abaissement considérable de la température comme dans l’urémie nerveuse et la méningite aigüe.

que

Pourquoi refuserait-elle enfin au rhumatisme cérébral, si soudain, si violent, si mortel, les bénéfices qu’elle accorde “aux autres affections ?

. Quant à nous, par le seul fait des résultats thérapeutiques que nos Maîtres ont obtenus par la ponction lombaire dans la méningite aigüe infectieuse et l’urémie nerveuse, nous aimons à espérer, que d'ici peu, d'autres observations, vien- . dronf à l'appui de cette thèse démontrer l’heureuse influence le la ponction lombaire dans le rhumatisme cérébral.

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