E REPAS FUNÈBRE
la momie dans son cartonnage peint, on la plaçait debout dans une salle de la maison qu'elle avait habitée et devant elle on étendait des plantes bulbeuses, liées ensemble en forme de vase, les assistants les présenaicut au mort surjjdes tablcs"ornées, et c'était à qui^viendrait offrir à
celui qui était parti pour d'autres régions, des paniers de raisins, des fruits amoncelés dan s des manne s, des branches de palmes, des bouquets de fleurs, des vases de toute forme et de toute grandeur et surtout l'éternelle fleur bénie du lotus.
Puis, dans une dernière réunion de famille, avant de charger le cet^ cueU sur la bart > symbolique que devaient traîner les bœufs blancs,
I. La Aan'ftailuae barque peiute ornée de ses rimas et dos deux statues d'isis et deNephtys, emblèmes du commencement el de la lin sur laquelle leaÉgypticDs pla* çaient te cercueil de leur mort. La barque, niontéa sur un chariot, était ensuite traînée de la sorte par de» brEuTs jusqu'à la nécropolo.
40 POTBHIB OAULOISB.
tachetés de noir, les fresques innombrables nous montrent les assistants buvant dans de larges coupes, Hccroupis surune jambe, le genou relevé, servis par des femmes, les cheveux pendants, vêtues de gaze légère et transparente, respirant le doux parfum des fleurs, pendant qu'auprès d'eux se balancent, dans des pones gracieuses et tristes, des aimées au
U ecnlimèlr»», Istecur, la. — provetuqce cimodirodo Culoe"". ■>" ' '*'" C»Wogua.
corps souple et fin, le buste et les bras nus, les cheveux teints de couleur d'azur, ceints de bandeaux, revêtues de longues robes blanches chantant les louanges du mort en ^'accompagnant sur la harpe dorée, la flûte de roseau, le thâorbc ou la mandore au long manche '.
« grand prêtre oblaleur dAmmon, lu as vécu en parfaite justice, tu et mort en présentant la royale offrande à ton teigneur, que des milliers de biens te soient offerts, Amenemoph Osirien homme véridigue '.
1. Voir Isa déticîem bas-rslieh du repa» funèbre et des danseuses de Thèbas, dessinés par M . Prisse d'Aveonea dana le grand ouvrage de M. Feydeau.
2. Chant fanibre copié par Rosellini dans la tombe d'un prêtre d'AmmoD frappé d'apople!(le au momeDt où il remplissait «es fonctions sacerdotalei, p. 107. Lot. rtt.
LE kepas punébre. 47
Et quand avait défilé !e long cortège des serviteurs aux tuniques
courtes, des prêtres ornés de peaux de léopards, portant Ica pains
sacrés, les amphores, les canopes, les colliers, tes bustes des ancêtres,
les armes et les oiseaux figures de l'âme.
rua> obliqun en trinDglo au-dsHous (sa crcui). Hiulour, 30 coalimàlr», Urgw» h l'uriUiie, IS ouiliaittTea. — Provouinea Colugno, n» U du Qaitlogae.
PrDTCDaiiiM ciaiotiira de Cologne, n» lit du Ctttlo^o.
Quand avalent fui les pleureuses * appuyées sur de longs MtoDS blancs, les membres de la famille enfermaient dans la chambre creusée quatregrandesjarres(;f7.31et32) remplies de l'eau du Nil, des gâteaux
1. Voir ■■ prooesBioD funèbre d'un scribe royal du règae d'Amenopb. III, XVII* dynutie. Idem,
4s POTRBIE (lAL'LOISE,
placés sur des lits de feuilles de sycomore du blé nouveau, et la tête entière du bœuf mangé dans le repas funèbre '.
Dans l'Inde antique l'âme des morts était invitée à prendre part au repas funèbre sraddha. « Viens, lui disait le Rig Veda, viens par les voies antiques où nos pères ont passé avant nous, viens sur ce siège élevé que dresse la piété, entre dans cette demeure et revets-toi d'un
Fig. ti. annd lua i eonitrrer ta terra broDO froalc, orni de oompreaiions poiiai tioi* pu Inii) ■u-deraui de la partie Koflée du naa. Hauteur, !4 centimitrei, largeac à l'oriBoe, It oaotimètrei. — ProtBDUMe cimatiirei de CoLogas, a." it du Caltlogue.
corps brillant. Yama ! permets que le trépassé descende jouir des libations du matin et du soir *. ii
Puis la femme, exempte de lai-mes et de maux, couverte de parures, se levait près du foyer.
1. Voir U descriptioD d'noe tombe inviolée, découverte par M. Piusalaquft d«D* Ib monUgne d'EI-ABiarair. Oulre les objets ««créa, on enterrait les Ëgyptieos avec leurs outils : la laboureur avco sa houe, le nautoaier avec sa rame; le scribe emporLait son écritoire, Tenfant ses jouets et see poupéea. [Ou trouve souvent va Oaule de petits coqs, espèce de jouets, enterrés avec des cadavres d'cnraots.) P. ait. Histoire des usages funèbres, et p. 221. Idem,