‹ De la poterie gauloise;Chapitre 18 sur 107 · LE REPAS FUNÈBRE · texte numérisé non relu

LE REPAS FUNÈBRE

plein Paris, aa-desaous des arènes ; les fameux martyrs chrétiens n'étaient autre chose que des Gaulois cntnrrés selon le rite ancien '.

César avait l'esprit plein dos usagos de Rome ; il voyait tout à la romaine, l'aspect lointain d'un bûcher sur lequel on jetait, comme chez les Hébreux, dea plantes odoriférantes * près du mort que l'on recouvrait de gazon, pouvait bien donner le change à des gens habitués aux cérémonies italiennes.

Quelle difTérence pourtant entre notre culte des morts, lios usages et les leurs I

A Rome, un convoi funèbre était un spectacle, on l'annonçait longtemps à l'avance, on était invit<^, par proclamation', à assister aux combats de gladiateurs, qui l'accompagnaient. Le maître des cérémonies * assignait à chacun sa place au cortège. Il y evait des joueurs de flûte', dea pleureuses à gage ', qui se déchiraient les cheveux, traînaient leurs robes et se ft-appaieiit la poitrine & tant par heure. 11 y avait les mimes ' qui dansaient on costume grotesque, les victimaires, puis le grand comédien * qui jouait le défunt avec ses gestes, ses attitudes et ses allures. Il y avait tout l'attirail des images des ancêtres *, ostentation aristocratique digne de ces peuples vautrés dans la servitude impériale.

La foule se précipitait pour regarder, admirer et critiquer ladépense,

Hrail ujourd'hui vidie, et nouB n'aurions nul besoiD de nous esonmer k pronver ans ohoM érideote pour qui s'occupe de poterie, r La conoaissence de la poterie, dit M. Be^jamïD Fillon, est la pierre angulaire de i'arcbéologie. C'est sans doute pour cela qu'elle eat al peu avancée. Le sort de toutes le* sciences est de n'aborder qu'en dernier lieu le point auquel elles auraient dO s'attaquer avant tout ■

1. Les cinq cadavres réunis dans une seule tombe étaient des aotdurtt;{eB trois enterrés d'une façon ni biiarre, un olief et ses deux écufera. La grand squelette du milieu avait encore en tète son vase, semblable & oeui de Champagne. Des pierres, comme aux Crons et i Aulnay, entouraient les lombes.

2. A. Anlnajr-aiix-Planabes, au pied du mort se trouvait un araas de cendres.

3. Funai iitdietnum. Taeite, Ann., VI, II. — Cberuel, Dietioanaire dei antiquitit rmnaint*. Paris, Didot, ISSI, p. 291.

i. Detignalor, entrepreneur de run^ralllei. U., 2!f8.

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