I. Hdmâi/ana (H. Fauche), t. III, p. 2Î
S. Rdmdyam, t. 111, p. 196.
3. M. Emeet Feydeau, en citant oe passage, rapproche la libation indienne de la libation égfpUenne, et dit ï ce propos : u Lea libations Égyptiennes n'étaient paa toutes faites pour le mâroe but. lorsque le flls adressant des olIraDdca do comestibles k la momie de son père, l'oint d'huile et de parfum qu'il innco par-dessus sa U(e, il n'entend pas ftancher sa soif dans le roynuiao des mines, il veut tout simplement le puriQer; car la mort est une souillure. Je remarque cependant qu'eu Egypte les libations sont psrrois répaiiilues sur des au(«]s il oiTrandiiK. Ce fait me donne k penser que les vivants pouvniciit bien offrir aux morts aussi bien l'eau et le vin, pour étanchar leur soif, que des aii munis pour les rassasier. ■ Histoire des usages funibret et des sépultures chei les anciens, t. i, p. 347.
La soit des morts n'était pas inconnue aux Égyptiens, témoin les grandes jarres d'eau du Nil trouvées dans le tombeau découvert par M. Piissalacquat
l'cnchantereBse Circ6, parvient à la rive opposée de l'océan aux profonds abîmes, chez les CimmMcns (Kimris), peuples toujours enveloppas do nuées et de brouillards.
Là est situé l'Enfer des Grecs.
Le héros creuse une fosse d'une coudée en tout sens ; il y fait, pour tous les morts, des libations de lait, de miel, de vin délectable et d'eau limpide.
Puis il évoque les siens. Alors accourent en foule et sortent des flots de l'Ërëbe, les Âmes de tous ceux qui ne sont plus : jeunes femmes, vieillards, tendres vierges, guerriers blessés par les javelots d'airain, et tous s'empressent en tumulte autour de la fosse avec un frémissement horrible.
Assis devant, le glaive en main, l'époux de Pénélope ne permet à aucun de goûter à la libation, avant d'avoir interrogé Tbirésias.
Eafm,lorsque le devin deThèbes approche, un sceptre d'oràlamain : « Laisse-moi boire, crie l'ombre, et je te dirai des choses véritables. » H remet au fourreau son glaive et Thi .'ésias hume avec avidité le hquidc, puis il parle.
L'âme de sa mère approche, elle boit et s'entretient avec son (Us. La soif de ces morts, chez Homère, est terrible, chaque fois qu'Ulysse rapproche de sa forte cuisse son gl^ve tranchant, elles se précipitent vers la fosse ; chaque fois qu'il fait briller le fer, elles fuient.
Ëlphenor, Anliclée, Antiope, AIcmène,'Mégare, la belle Chloris, Léda, l'épouse du cygne, Phèdre, Procris et la sublime initiatrice, (ille de Minos, la divine Ariane, viennent tour k tour s'abreuver à longs traits et rentrent joyeuses dans les profondeurs de l'abîme '.
Dans la Champagne, sur la poitrine des morts, tournés vers Ifc ciel,
ni|ilÈleB d'Honièrt;. Paris, llachctle.