Tacite, Vie iTÀgricola, XVI
Plularque dans son traité De virlutibus mvlierum cite encore deui traits qui peignent complètement le caractère de la femme gauloise.
Celui de la belle Camms, qui, poursuivie par les obseisioasde Sinorix, lélrarque puissaat, assasain do son époux Siuat, Unit par consentir i, lui donner sa main. \jB jour des noces, aui pieds de la statue de Diane, elle lui tendit, après l'avoir bue & moitié, la coupe de l'hymen; puis, quand it l'eut portée à ses lèvres, s'écria; ■ Cliaste déesse, sois bénie de oe qu'ici même J'ai pu venger la mort de mon époux assassiné t cause de moi. Maintenant que tout est consommé, je suis prèle ï des- Mndre vers lui auï enfers. — Pour loi, 6 le plus scélérat dos hommes, Sinorii, dis ans tiens qu'ils te préparent un Linceul et une tombe, oar voilik la couche nuptiale que je t'si destinée. » — La coupe était empoisonnée.
Plularque, t. II, p. SSl, De virlutibus muiierum, Francfort, 1S99.
Henri Martin, Histoire de France, t. I, p. 38, Paris, Fume.
Amédée Thierry, Histoire de» Gauloùr, t. I, p. *tt, Paris, Didier.
Kiomara, qui étonna Polybe par la nnease de son esprit, l'élévation et l'énergie de ■on Ime, Qt mieux encore pendant la guerre de Maulius; comme elle oombaltoil
li POTERIE OAULOISB.
nous les a montrées confinées dans des lies sauvages, couronnées de lierre comme des bacchantes, découvrant et reconstruisant leur temple aux lueurs de la lune, et déchirant de leurs ongles aigus les chairs palpitantes de leurs compagnes pour en semer les débris sur les roches de la côte'.
On nous les a montrées l'effroi des navigateurs, qui ne passaient qu'en tremblant dans ces parages, repoussés par la foudre et les éclairs, terrifiés par des spectres armés de flammes, assourdis par des hurlements épouvantables.
Femmes des Gaules, aux cheveux fauves qu'enviaient les nonchalantes Romaines, nous avons cru toutes ces choses, et nous vous avons méprisées, vous les vraies mères de nos aïeux'.
Nous aurions dû connaître et respecter les festins funèbres que faisaient, au moment de la mort de leurs proches sur la fosse entr'ouverte, comme dernier adieu à leurs chers morts, ceux qui
aveo ton mari Ortîâgon, ells tomba entra les niaini des enoeiniK. S* beauté tenU le centurion qui 1* gardait ; il voulut la séduire, n'y parvint pai et la viola; puis son avariée le pousta h l'échanger ooiitre une rangon de la valeur d'un talent attique. Comme It venait la nuit toneher son or aux avant-poelea du camp gauloia, Kiomara, , dans sa langue materoelle, parla aux soldats qnî venaient la prendre; ils massacrirent le centurion. — Alors elle prit la tèie du Homain, l'enveloppa dans sa robe, et quand elle parut devant son époux, jeta par terre cette tête encora sanglante, et l'adressant & Ortiagon s'écria : a 11 y a quelque chose de plus beau que la ndélité, c'est do pouvoir dire : deux hommes vivants ne se vanteront|paB de n'avoir possédée.n
PluUrqne, lac. (;i(,,p, 258. — Tite-Live, XXXVI[I,Ï4.
Henri Martin, Histoire de France, L I, p. 39,
Amédée Thierry, Hittoire des Gauloii, t. I, p. iOS.
Et l'on a accusé les Gaulois dr polygamie!