I. Id., XCIV. — Auguste
S, Jnanaii, Pétri Bellorii, Etomani. Adnolaliooes in XII, Priorum Cnaarura nurolsmata Roms. MDCCXXX.
160 rOTERIE OAULOISE.
Quel sublime tmperator, que cet AugusLc, Il se faisait narrer des contes de la mère l'oie pour s'endormir ' , changeait de pied ses chaussures pour lui porter bonheur, n'osait sortir de chez lui les jours de marché, craignait le signe du Capricorne, gagnait la bataille d'Actium, parce qu'il rencontrait un âne qui s'appelait Nicon, et un ftnier qui avait nom Eutichut i, devenait immortel, parce qu'à Boulogne un aigle avait battu deux corbeaux sur sa tente *, et mourait de la colique en demandant à ses courtisans d'applaudir la façon spleàdide dont il avait joué son rdle dans la grande comédie de la vie ^ .
Tibère Tit mieux : il fonda un ministère de la maison de l'empereur, une intendance des voluptés qu'il confia h. Cesonius Priscus'.
11 passa deux jours et deux nuits à boire avec Pomponius Flaccus et LuciusPison, puis se relira à Caprée, où des filles nues venaient le servir à table, où l'on exécutait devant ses yeux éteints des choses que la
1. Si inlerruplum aoiDDam recupersro, ut'evenit, non posset, lectoribus lat Tabutatoribus arcessitia, resuniebal producebatqus ullra prtmam sa^pe lucem.
Si,' ptr liasard, il ne pouvait retrouver le aomneil, il se Ttisait lire ou rêciler de« conlei jusqu'i ce qu'il se rendormit, et reliait au lit touvent après le jour levé. Suétono, Auguste, LXXVIII, p. 129.