‹ De la poterie gauloise;Chapitre 74 sur 107 · B. M. DE. SE · texte numérisé non relu

B. M. DE. SE

Monuments de la rue Vivienne. PlsDobs 3, p. SS. Dulture. Itinéraire archéologiqae de Paris, par M. P. de Guilhermy. Paris, Bance, 1855, p. fl. 3. Id.. p. 87.-

3. Sur lei Arèaea et le palais des Thermes, voir tltinérairt de^M. de Gui1hani))r, p. 7 et suiv., et le plan des ruines, planche I.

plus que néceasairc, par ce temps do révoltes prétoriennes, do faire passer le temps agréablement aux milltairos. Quelques huttes étaient venues s'aligner çil et là dans les endroits qui devinrent plus tan) le Bourg-Thibotaf, le Beaubourg^ le Bourg-FAbbé, la Vitie-rÉoêgue, Les afTaires des commerçants de la cité allaient assez bien. Le pays parais* sait réellement conquis, semblait se romauiser petit à petit.

Mais, pendant ce temps, à la Pierre^/^uA du Temple, h la. Haute- ^onitf, deMéntlmontant, le guetteur du clan veillait, accoudé sur le talus de la colline '. Du Montparnasse, on lui répondait ^, quand venait la nuit ; et parfois des feux brillaient h Montmartre comme au Mont-Valérieo, le mot d'ordre des fiellovaques était transmis aux Paiises, par Argenteuil et Pierreffltte, celui des Carnutes par le grand sanctuaire de Meudon >.

Tous se tenaient sur la défensive, car aussitôt qu'on entendait le cri de délivrance poussé par Civilis Sabinus ou Sacrovir, on déterrait les sangliers de bronze, on aiguisait les vieux glaives verdis par le repos, et la légion se cantonnait dans ses ouvrages de terre où parfois elle passait de tristes journées.

1. ■ U no rue de Parle aitiife dana le quartier du Templo, portait le nom de Pierre Levit : ce nom indique oerlaineroent un monument de l'époque gauIoUe. Un livu situé rue de MénilEDontant, appelé Haute-Borne, a pu devoir aon nom i un monument de la mâmc espèce. n-Dulaurt, Histoire de Paris, t. 1, p. 5S. A propos de ces me» dont le souvenir même a disparu de noa jours, qu'on noua permette une ré- Dexioa. Maintensnt qno nou<i possédons un conseil municipal et que l'on s'occupe de rcolifler la plupart des rues de Paris et de nous débarrasser de toute la maréchalents du premier et du second empire, ne serait-il pa» urgent, Binon de rendre à toutes les rues leurs dénominations historiques, au. moins de lignaler ces anciena noms par une plaque oommêmorstive placée dans uu endroit npparent de la rue ? Dans quelques années, on sera forcé de cherclier HiJsloire de Paria dans les enseignes: elle aura disparu de l'antique voie oii l'avaient éohte oeui qui nous ont précédés.

!. M. de Murât, en creusant les fonda lion s d'une mûson, au boulevard Montparnasse, près de l'Ot>servatoire, « trouvé un ciroetiËre ou plutAt les fragments d'nn immense oimetiére où toutes les tombes étaient faites selon l'ancienne coutuma de Champagne, avec le Don sépulcral, les coupes, les vases i, libations, les vasvs ft conserver, etc., eto., tombes doubles, — avec enterrement simultané, — lombes jointes et réunies; et, au milieu de tout cela, des médailles d'Adrien. La puis- ■anoe des traditions était si grande h. Lulène, que, sous les Anlonius, on inhumait comme au premier Age, pendant qu'ï la rue Vivienne on incinérait à la mode des conquérants. Ce cimetière qui s'élend jusqu'à la rue Saint-Jacques et sous le oios de Port-Royal, marque l'importance du bourg voisin, le Montparnasse, qui était en relation directe avec le olan de Meudon, et par lui avec tout le pays chartraJo.

3. Je n'insiste pas sur les PierreOtle. On en sait l'étymologie. Quant aux collines d' Argenteuil, on connaît la découverte du Dolmen visité par le Congrès anihro-

-LES R0UAIN8 ARTISTES. 185

Combien de camps, dits de César, ^portent encore des traces d'incendies formidables '.

Ah ! bien peu revirent l'Italie dans les pays dont nous parlons, de ceux que les savants veulent nous donner pour les pères de la nation française.

Quelle influence les Prussiens, restassent-ils vingt ans dans dos provinces, auraient-ils sur le caractère français? — Aucune I

A plui forte raison sur l'art.

Quel autre genre d'influence voulez-vous donc qu'ait exercée chez DOS pères, l'occupation militaire romaine ?

poloiriqua ea 1SS7. Si l'on voulût rouiller Argeatsjil '. Pouf Meudoo, il y a dans le payi de VaDQBB trois ou quitre Ueudon ou Mat don, entre lutrei Loc, Hoel, Mm don. Le lieu d'Hoel (t la pierre creuse, le Dolmen, pierre creuse, eaverne MÎnte de Meudon. est encore debout au bout de ta ^ande terrasac du chftteau. Cette MmlUlude est toute une eiplicatioD.

1. Le camp de Peron,— Laud aDlITern.lalande del'i^nrer, prèsd'Occismor, etc.,elo.

L'ÈRE DES ANTOKINS (Les Pbilosoptias).

SoHMiiu ; Përiude de calme. — Première renaissance. — Les empereurs philo* sophes; Trajan, Adrien, AntoDin, Marc-Âurële. — Larelipon officielle d'Auguste et la religion des iniliës de la Grèce. — Identité du culte d'Isis et du culte de Koridwen. — La mère. — Explication des autels de Chartres et de Chfllons. Virgini Panturœ. — Confirmation de la Ihèse qui précède, par l'étude des statuettes gauloises, par l'étude de la Poterie. — Des noms grecs et gaulois tracés sur les Tases.

Lorsque l'ora^ a courbé les moissons, ravagé les prairies, répandu sur le sol fertile de la vallée le sable ramené des coteaux par le torrent

Fig. IHÎ. Conpc su (erre blansha mst« aies oonlonB borbolinis enaailJif. HiuUur, IDccnlimrlrci largeur, 15 csnlicoèlrM. — ProvenaïKO, Cologae. N" tît du Calalogua.

débordé, si tout à coup, entre deux coups de tonnerre, un doux rayon de soleil parvient à percer la nue, l'oiseau, secouant ses tùles humides, se perche de nouveau sur la branche et murmure une chanson, d'abord plaintive et triste, puis peu à peu sonore et gaie ; la petite Heur redresse sa tige pliée sous le puids de l'onde furieuse, et les pétales hlaucs et

188 POTBRIB OAULOISB.

roses de sa brillante corolle se dilatent à la chaleur du jour, d'autant plus éclatants qu'ils ont été comprimés par la lourde pluie du sombra ciel; l'arbre verdit à nouveau, le blé jaune reprend aa vigueur et U nature, plus belle, se remet à vivre.

Dans l'histoire des peuples, après les grandes tueries, les invasions,

les conquêtes, les incendie?, les pillf^es, survient-il une aurore de paix, de tranquillité, de bonheur, les arts reprennent leur cours; arrêtée par les glaives, la poésie refleurit, saine et comme plus forte. La vie de

'.9 du Gitilogua.

l'humanité reprend son cours, plus grandiose, plus calme et d'autant plus fécondant, qu'il vient de subir comme une suspension fatale et forcée.

Après les massacres césariens, après l'impériale or^e romaine des Iiéros de Suétone, il y eut comme un de ces temps d'arrêt.

Les mains des soldats bourreaux étaient lasses. Le vice affaissé se courbait, anéanti par des voluptés supernaturelles, sur le trône souillé des Tibère, dans la pourpre salie des Néron. On permit à quelques phi-

l'ère les ANTONINS (les PUILOSOFIIES). 189

losophes de s'asseoir en toute paix, et le monde étonné put relever, pendant quelques instants, lu tète et contempler dans leur sérénité majestueuse, à la place des augustes monstres, la ligure placide et douce des penseurs qui se nommèrent les Antonins.

L'utopie de Platon semble réalisée, dit M. Henri Martin ' . Le sceptre

FiB. I»S. Coui« on terre ruuge, ornemonU en crem ï réluucholr, liét-iccontuia, rauillag«> et poJnlilléa. Hiol«ar, 6 cealinùtnij largeur, lU ceDlimètree. — Prgveiunce, ClanuODt-FemDd. Ne ISS do Calilogae.

appartient aux plus dignes, qui se le transmettent de main en main, par voie d'adoption, et jamais on ne vit une succession d'hommes comparables à ceux qui gouvernèrent l'empire romain depuis Nerva jusqu'à Marc-Aurèle.

Trajan, cet empereur bourgeois, dont l'accès était toujours facile,

dont le palais n'avait de portes fermées pour personne, ouvre la marche.

La légende chrétienne en a presque fait un saint. Dieu, dit-elle, le retira de l'enfer, & la prière de saint Grégoire le Grand, qui ne pouvait penser h lui sans pleurer.

Adrien, l'artiste, le voyageur, lui succède. Durant treize années, ra-

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