‹ De la poterie gauloise;Chapitre 88 sur 107 · I. La Comlaiimadon de ISaiic-[net . Mo:'alilc · texte numérisé non relu

I. La Comlaiimadon de ISaiic-[net . Mo:'alilc

flecueiï de liircrs, siili}ts et tiioralilés du (luiiiiKiiie siècle, par P.-L. Jacob, bibliophile. Paris, A. Delahays, 1859.

s'il faisait bon se chaufTcr nu vrai feu d'intelligence, on était forcé d'envelopper et d'entortiller ses dires sous une écorce de velours de soie, d'or, d'argent et d'azur. Mais, au milieu des fanfreluches antido-

N» l«3 du CaUloguB,

tées que débitent Cujas discutant avec Lycurgue, — Épaminmdiu ei Nostradamvs, — Pythagoras et Lucrèce, — Alcièiade et Madame, — le Moine et Sapho, — Luther et le Premier- Venu, noua voyons clair, heu-

reusement, et songeant à Socrate, le prince dss philosophes, buvant la ciguë dans Athènes, à Claude le Petit, pendu en place de Grève , à . lî!tieDne Dolet , brûlé en place Maubert, nous pardonnons aux symboles des Pantagruélistes et & leur doctrine forcément absconse et cachée'.

I. U moyen de parvimir, œuvre contenant les raisons de co qui i Hé, est et len, ■veo démoDRtration cerlBÎne, s^Ion la rencontre 'des elTeli de la Terlu, pu- Beroatde de Vervilte, édilioa du bibliophile Jacob. Paris, Cbarpenlier, 18G3.

240 POTERfF. GAULOISE.

Qu'elles étaient belles, ces repue» frùnchet des eafants sans souci et de leur ctief Villon, qui possi^dait soixante- trois manières de dépenser l'argent qu'il n'avait pas, quand au cabaret du Pht d'Ettàn, il se levait pour dire « la ballade des dames du temps Jadis, »

Muia ofi sont lea iipigcs il'HUlsn,

celle de bonne doctrine.

ou la leçon des enfants peiiisiSt ou les regrets de la belle Henulmière, ou l'Épitapke; quand, plein de ce dédain de la mort que nous avons signalé, si souvent, comme étant le caractère principal de nos pères, il riait du gibet de Montfaucon, au nez de. la sombre camarde ellemême '.

Ah I certes, on lança bien de l'esprit aussi aux i|uatre vents du ciel, dans cette caoe peinte de Chinon, où l'on montait de la basse ville par autant de degrés qu'il y avait de jours dans l'an.

Là, ombre n'était que de cuisine, fumée que de pastés, cliquetis que de tasses, tJl se faisaient les amples lippées du plantureux pays de Touraine, on humait le piot... on chopinait théologalement la fine purée septembrale en buvant à la bretonne et maître Alcofribas Nazier, abstracteur de quintessence, expliquait à ses buveurs très-illustres, à ses valeureux champions de gentillesse, les moqueries, folâtreries et menteries joyeuses de la vie très-hon-iflque du grand Gargantua et les prouesses épouvantables de Pantagruel, roi des Dipsodes, leur faisant fleurer, sentir et estimer, ces sentences de haulte-graisse, légères au paurchss, hardies h. la rencontre, brisant les noix de Galles, rompant l'os médullaire, entr' ouvrant les silènes aux peintures contrefaictes et donnant à sucer à tous, la substantifique moelle, aliment élabouré, àperfection de nature, ordinaire réfection de l'abbaye de Thelème, propos colligés dans ce merveilleux bréviaire, où le cardinal de Chastillon aimait à dire ses petites heures et ses menus suffrages, et qui osait, en plein seizième siècle, crosser d'importance tous les caphards, cagots,

4. OEuvreH complMe* de Fruitoia Villon. Junet, MDCCCLIV. Paris, p. 63, I6S, 16G, "4 pt 199, U quatrain que fèil Villon quand il fUl jugé à mourir.

matagots, papelards, chattemittes, chats fourrés et papîmanes, qui ont repris abondante vie depuis lors ^

Quelle gaieté que celle des soupers de la rue du Vietix-Colombter, des déjeuners de la Pomme de Pin ou de la Croix de Lorraine, sanctuaires où venait oCicier Chapelle, moins ivre de vin que fioileau de ses vers, où se lançaient ces mots dédaigneux et profonds qui obligèrent le fils du conseiller Luillier à refuser les offres du duc de Brissac, parce

FIg. lei. Viieda lerrc roae^n (hontcnipl, omè d* f^nill

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MiwaAmieni. Ne 109 du Cttalognp.

qu'il avait lu dans le Plutarque d'un vieux chanoine d'Angers ce titre de chapitre : « Qui suit les grands, serf devient n ', Racine, Boilean y ciselaient leurs fines épigrammes dans la compagnie de Molière, de Vivonne, de Nantouillet, de Mignard et du bon Lafontaine. Le poëte des Plaideurs y dialoguait, au sortir de l'antre de la Chicane, ces admirables scènes oii l'Intimé, Petit-Jean, Dandin et la Comtesse plaident ft tour de bras, en passant du Déluge aux Babiboniens, des Babibo- Tiieas au Japon, du Japon à Aiistotc et d'Aristote à la famille désolée qui laisse couler ses larmes Amères. Les chanoines gras et dodus, sor-

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