LE CORDELIER GARIN
que cette bonne , droite et noble compagnie des Seize a eu autorité, disait-il, on a vu la religion fleurir, les traîtres punis, toutes choses aller par compas et raison. Depuis qu'on l'a leur a ôtée, tout
est allé en ruine La religion est vilipendée, les
villes branlent pour se rendre à ce méchant, les traîtres se promènent tête levée... » Dans sa fureur, il s'en prenait à tous , à Mayenne comme au Parlement. « Qui vous ferait raison, disait-il, vous ferait tous pendre : il n'y en a pas un parmi vous qui ne
Tait bien gagné Vous aurez la corde, un de ces
jours, et on vous traînera tous à Montfaucon... » Il ne tenait nul compte de l'abjuration. « Mon chienne fus-tu pas aussi à la messe? approche, qu'on te baille la couronne. » Enfin, en apprenant l'arrivée du roi, il s'écrie : « Il faut se défaire de celui-ci : ce serait v*' œuvre tres-sainte, héroïque et louable, qui assurerait le paradis et mériterait la place la plus proche de . i Dieu. »
Voilà ce qui tombait des chaires chrétiennes, au moment où allaient faire entendre des accents si différents le P. Coton, Du Perron, Cospean, Coeffeteau, saint François de Sales. Ces tristes écarts, et les défauts énumérés plus haut, servent à mieux