APAISEMENT DES ESPRITS. G
archevêques et évêques, ou leurs grands vicaires, chacun en leur diocèse '. »
Enfin, la dernière mesure prise fut le recours au Pape. Au mois de mai 1601, le cardinal d'Ossat 'écrivait de Rome : « J'ai parlé au Pape de ce que le roi désirait que Sa Sainteté ordonnât au nouveau nonce de pourvoir à ce que les prêcheurs, en France, prêchassent sans s'ingérer aux affaires d'Etat, ni tenir propos tendant à sédition 2. »
A partir de cette époque , les traces d'opposition au pouvoir disparaissent chez les sermonnaires. Quelques-uns, comme nous allons le voir dans le chapitre suivant, parleront encore contre les protestants, d'autres contre les Jésuites ; mais l'excitation à la révolte et à la guerre civile ne reparaîtra que bien rarement.
1 Isambert, Ane. lois franc, t. XV, p. 307. Èdit sur les plaintes et remontrances du clergé assemblé à Paris, art. i 1 .
2 D'Ossat, Lettre 273.