‹ De la predication sous Henri IVChapitre 30 sur 35 · ORAISONS FUNÈBRES · texte numérisé non relu

ORAISONS FUNÈBRES

nos dépens s'est acquitté à la nature ; le dernier de ses soupirs est le premier des nôtres... » Et plus bas, s'adressant à Ravaillac, il poursuit ainsi : « Il t'était fort aisé de le tuer, car étant tout cœur, en quelque part que tu l'eusses frappé, c'était toujours au cœur; aussi, que ce grand prince ayant si peu de mortel en soi, le moindre petit effort rompait la trame qui le retenait ici-bas, et son âme désireuse de rejoindre son principe ne pouvait trouver si peu d'ouverture à sa prison, qu'elle n'en sortît incontinent l. »

S'il en est qui s'abstiennent de faire un plan, d'indiquer une division, il en est qui l'accusent beaucoup trop. Jean de Villart annonce et motive ainsi les quatre parties de son oraison : « Nous choisissons quatre de ses vertus excellentes, comme il est le quatrième Henri... sa piété, sa justice, sa clémence et sa valeur. L'homme a quatre humeurs pour son entretien, quatre éléments au monde pour le soutien de l'univers, quatre vents principaux qui nettoient l'univers, quatre parties du globe terrestre qui le partissent, quatre belles vertus formant l'ordre moral,

1 Jacques de la Fons faisait aussi des vers. A la suite de son oraison funèbre se trouvent des slances qni ne valent ni plus ni moins que beaucoup d'autres composées à cette époque.

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