INTRODUCTION. XIX
et les suit autant que possible dans tout leur développement, mais en ayant toujours soin de les rattacher les uns aux autres, de manière à montrer l'institution tout entière comme une sorte d'organisme vivant, qui grandit, se modifie, se transforme, suivant les besoins et les temps, mais sans aucune suspension dans le cours de son existence, sans ces brusques points d'arrêt que la méthode par périodes, quoi qu'elle fasse, a le tort de marquer, et dont elle laisse toujours , — quelques réserves qu'elle puisse faire, — l'impression fâcheuse dans l'esprit.
Dans un premier chapitre,' l'auteur présente dans leur ensemble les règles de l'organisation judiciaire. Il fait d'abord connaître les idées fondamentales qui, dès l'origine, servirent de base à l'administration de la justice chez les Romains, en insistant particulièrement sur la distinction capitale diijtis et dn jicdicium et les deux phases de la procédure qu'elle amenait. Il indique ensuite rapidement, mais néanmoins avec les détails nécessaires, et toujours avec une grande précision, l'organisation du personnel judiciaire dans chacune de ces deux phases. D'un côté les magistrats, qui, sous des noms divers, et avec des