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Et pointn'en était besoin, en efifet, car Tobligation pour le défendeur de se présenter devant le judex et de suivre le procès injudiciOy existait sans cela, et, s'il y manquait, son absence n'empêchait ni l'affaire d'avoir son cours ni la condamnation d'intervenir, s'il y avait lieu '^**. Au Digeste, dans les titres XI à V du livre II, il est encore question, il est vrai, à chaque pas, d'une cautio judicio sistij et cette expression, dans les passages où elle est employée, ne signifie essentiellement rien autre chose que vadimonium **' ; mais, tandis qu'il est aisé de reconnaître, le plus souvent, que dans le texte primitif la cautio dont il est parlé se rapportait à la comparution in jure^ et non à celle in judicio, il n'y a pas un seul cas, où on puisse reconnaître, d'une manière certaine, le contraire *** . Rien d'ailleurs qui
Gie. ZS. IX. p. 14. et aussi Rud.
sur Pu. § 160. /. 154. a.j qui s'appuient sur Macrb. sat. 1. 16. «Corn- <f perendiui (dies) : quibus vadic monium licet dîcero », et sur Fest. ep, : « Res comperendinata « significat judicium in diem terci tium constitutum. » V. au con- « traire Hartm. cont, Verf. p. 232* et 88., où toute la controYerse se trouve exposée à fond.
552) Bethm. C. Pr. p. 285.
553) D*après Gai. IV. 185. Tédit contenait des dispositions détaillées sur les vadimonia, et c'est principalement des ouvrages qui les expliquaient, qu*a été tiré le contenu des titres du Digeste cidessus indiqués (tit. 3-11. lib. 11.) Mois Texpression vadimonium est une de celles que les compilateurs de Justinien ont, avec intention, ]^artout supprimées. Aussi ne manque-t-il pas de cas où Tex-
pression cautio judicio sisti a dû être interpolée. On donne comme ex. : L. 16. D. Qui satisd, (2. 8.) L. 3..pr. D. de eo per quem fact, (2. 10.) L. 4. § 4. L. 5. § 1.2. L. 10. § 2. D. si quis caut. (2. 11.) ; voy. aussi L. 14. § 8. D. quod met. caus. (4. 2.) L. 2. § 6. D. de jud. (5. 1.) L. 28. pr. Ç. de adm.
tut. (26. 7.) L. 24. § 4. D. de lib. caus. (40. 12.) L. 5. D. de except, reijud, (44. 2.) L. 1. § 8. D. de stip. prœt. (46. 5.J L. 15. D. rat.
rem hah. (46. 8.). Mais rien n'oblige, d'ailleurs, à penser qu*il en a été partout ainsi, et que cette expression était étrangère aux jurisconsultes classiques.
554) Les passages qui soulèvent des doutes ont été soumis par Hartm. cont. Verf. p. 232 et ss.
à un examen approfondi, notamment: L. 2. S 8. L. 10. §2. D.
si quis caut, (2. il.) L. 8. pr. D.
empêche, dans rexpression en question, de prendre le mot judicium dans un sens large, embrassant le procès tout entier ***.
Au- sujet du /vrai t/adimomtem , observons encore ce qui suit :
1* On peut faire un vadimoniumj non-seulement pour assurer sa propre comparution, mais aussi pour garantir qu'un tiers comparaîtra, ou qu'on le pro-" duira in jure. L'une de ces applications secondaires se présentait, notamment, dans le cas du defensor^ l'autre, dans celui du dominus poursuivi, par action noxale, pour le fait de son esclave ***. L'esclave luimême ne pouvait vadimonium promiftere **''.
2* Les personnes qui ne peuvent être appelées in jus qu'avec la permission du préteur (p. h. p. 205), ne
Qui satisd, (2. 8.); ûnsi que ceux relatifs à toute la controverse, comme : Macrob. sat 1. 46.
Fest. V®. res comperendinata (p. h.
not. 551.) Gai. IV. 184. « in eo « die finis venerit negotio » (Hu.
lit. : fuerit negotium. Pu. : finive^ rit negotium.)^ Var. L, L. VI. 74.
(p. h. not. 539.) a... consuetudo a erat, quum reus parum esset a idoneus inceptis rébus, ut pro « se alium daret, rel. » Acro ad Hor. serm. I. 9. 86. v* respondere vadato ; «... respondere ergo de- (( bebat ei, a quo vocatus est ad « judicium, rel.» — Adde: Plin.
H. N. VII. 64. aBebius judex (extt piravit) quum vadimoniunf dif- « ferri jubet. »
555) Hartm. cont Verf, p. 242.
Kel. L. C. p. 65.
556) Cic. p. Quint, 7. a ita tum « disceditur, ul Idibus Septema bribus P. Quinctium sisti Sex. Al- « phenus promitteret. »8. «Venit
« Romam Quinctius : yadimonium « sistit. n Sur ce passage ▼. Kel.
Sem, I. p. 161. — L. 10. pr. L. 11.