LV. DÉFENSEURS. 24S
cuter {orare, "postulare) ce qu'il croyait nécessaire ou utile à sa cause. Mais il pouvait aussi s'aider, pour cet objet, d*un défenseur de son choix, et il avait, en outre, le droit d'amener des amis, ou autres personnes favorables à sa prétention, pour l'assister de leurs conseils ou tout au moins de leur présence, c'est-à-dire pour lui donner l'appui de leur considération et de leur crédit (et au besoin même l'appui de leur parole par une approbation formellement exprimée). Le premier de ces soins, la plaidoirie [oratio, postulatio), était l'affaire du patronus ou orator ; le second , l'assistance , celle des advocati ^*^. Mais, avec le temps, les deux rôles tendirent de plus en plus à se rapprocher et à se confondre ^**. L'un et l'autre était considéré, chez les anciens Romains, comme un service d'honneur, qui pouvait bien rapporter, à celui qui le rendait , de la gloire et de la considération, mais jamais un profit pécuniaire. La L. Cincia (A^ u. c. 550), d'accord avec ces mœurs, qui tendaient peutêtre déjà à s'altérer, défendit, en effet, expressément : Ne quis ob caicsam orandampecuniam domimve acciperet ®**. Mais, sous les empereurs, l'office de l'avocat
Ps.-Asc. in Div. 4. 11.
« Qui défendit alterum in judicio, <f aut patronus dicitur, si orator « est, aut advocatus, si aut jus « suggerit autprœsentiam... com- « modat amico; aut procurator...
« aut cognitor, rel. » — Jul. Vict.
25. «... fréquenter, mihi crede, « oratores urgentur ab advocaliâ, tt a litigatoribus, ut quod ait inu- « lile ingérant.» — Cic. de Or. I.