CHAP. IV. EXTRAORDLNAUÏA COGNITIO
aussi faire passer une action de Tune des juridictions dans l'autre ^''^, et le rapport qu'un cercle ordinaire d'affaires pouvait avoir avec une branche de la police ou de Tadministration (par exemple Yannonà), donnait facilement lieu également à renvoi à Vextraordinaria cognitio^^. Plus tard, la toute-puissance de l'empereur,* à laquelle, comme ses représentants, participaient les magistrats , amena , en général , les choses à ce point, que, même dans les affaires ordinaires , il dépendait de plus en plus de ces derniers d'établir un juclicium ou de statuer eux-mêmes extra orclinem ^^*. Bien plus, en dernier lieu, Y extraorcUnaria cognitio^ — qui cherchait toujours à étendre de plus en plus son domaine, — finit par faire passer quelque chose de son caractère , de ses maximes, et pour ainsi dire de ses manières^**', dans la procédure ordinaire, comme, par exemple, Texécution in naturaj qu'on y trouve établie à Ja fin de la •période classique , et qui est en contradiction manifeste avec la nature véritable et le caractère propre de cette procédure ^^*.
979) L. 7. G. Fam. her. (3. 36.) L. 41. § î. D. de leg. 30. (32.) L.
3. G. de her, tut. (5. 54.) L. 11. pr. D. de confirm. tut. (26. 3.)
980) L. 8. D. quod cum eo qui (14. 5.) L. 1. § 18. D. d'i exercit.
act. (14. 1.) L. 1. § 6. D. de off, prœf. urb. (1. 12.) et ea outre p.
h. Dot. 22.
981) L. 8. 9. D. de off. prœs.
(1. 18.)Suet. Tib. 31. Ciaud. 15.— C'est ainsi, par exemple, que les procès pour injures passèrent, de plus en plus, dans Vextraordinaria cognitio : L. 5. G. ex quib. caus.
infam. irrog. (2. 12.) L. 45. § 30.
D. de injw\ (47. JC); comp. L.