Stat. 8y(. IV. 4. 43. Suet
Rhet. 6. L. 80. D. de lib. leg. (34.
§ VI. CENTUMVIRI. Î5
déterminer la place de chaque citoyen par rapport au cens, et par suite son rang politique dans l'Etat •^. Cette opinion se trouve corroborée par le symbole de la hasta et par l'explication que les anciens nous ont laissée de ce symbole ^^ et aussi par ce fait, — contesté récemment, il est vrai, — que Vactio in rem par sacramentum se conserva plus longtemps en usage que Vactio in personam •'.
Quant à l'origine même du tribunal des centumvirs, elle continue à donner lieu aux conjectures les plus diverses. Quelques-uns la font remonter à l'organisation judiciaire établie par Servius Tullius ®*, d'autres à la loi des Douze-Tables •®, d'autres encore à la lex jEbutia *^®, d'autres enfin, sans la rattacher à cette dernière loi , la placent à la fin du vi« siècle ou au commencement du vii« *^*. Au milieu de
95^ Zampt Àbh, d, Acad, 1837 p.
137. présame que le préteur rea- Yoyail devant le tribunal des centnmyirs les affaires pour lesquelles la loi était insuffisante ou demandait^ comme défectueuse , à être tournée et éludée, et devant les j'udkes privati les autres affaires, dans lesquelles il n*y avait qu'à appliquer des règles bien reconnues : il est contredit par Hu.
ZSchr. f. g, R. W, XIV. p. 152. — Sur le ressort du tribunal des centumvirs V. Demb. ^erec/. pe/. p. 6.
96) Gai. IV. 16. comp. Jhering Geist, p. 110. SIO.
97) Aul. Gell. XX. 10. Cic. de Or. I. 10. 24. Bethm. p. 874. — Demb. Hered, pet. p. 6. et kr, ZSchr. p. 264. et Stintz Sacr, p. 46.
pensent autrement.
98) Nieb. R. G. I. p. 472. Zim.
§. 14. Wal. §. 691. Knig. leg. ad.
99) Zumpt Abh, d. Acai. 1887 p.
135. (comp. Rud. Gro. p. 426. ad Pu. §. 154. R. G. II. §.7.)Cette opinion se rattache à la conjecture, que le magistratuf jwri dicundo, pour former le tribunal des centumvirs, choisissait dans chaque tribu S juges, ce qui donna d*abord (avec 21 tribus) 105, puis successivement davantage, et en dernier lieu (avec 85 tribus, depuis 518) 175; à quoi si on igoute pour chacun des 4 consHia un Xvir et pour tout le collège le préteur chargé de la présidence, on arrive au chiffre de 180 donné par Pline (p.
h. not. 78.) Contra : Hu. ZSchr. f.
g. R. W. XIV. p. 478.
100) Augustin, de legib. v« Mbu- Ha. Siccama dejud. centum. II. 8.
101) Hu. Serv. T. p. 605. et s.
admet, sur un simple mot de Plante (Men. IV. 2. 18.), l'hypothèse d*une compétence civile attribuée
26 GHAP. I. ORGANISATION JUDICIAIRE.
toutes ces incertitudes, T opinion qui semble le mieux s'accorder avec T ensemble des données historiques, est celle qui fixe l'établissement du tribunal centumviral entre l'époque où le nombre des tribus atteignit le chiffre de 35 (A* 513) et celle où fut portée la lex jEbutia *®*.
Nous manquons aussi de renseignements sur le point de savoir quand disparut ce tribunal. La dernière mention de son existence est de la fin du iv^ siècle de l'ère chrétienne *^^ ; peut-être cette existence se prolongea-t-elle jusqu'à la chute de l'Empire d'Occident **'*.