RER
s'élève à 386. Dans la nuit apparaissent des accidents sérieux. L'enfant dort mal, vomit plusieurs fois, d’abord des aliments, puis à la fin de la nuit des matières verdàtres, puis au matin la malade a un vomissement nettement poracé.
Le 5 au matin, la température à atteint 39°2.
Le facies est légèrement grippe; les yeux sont brillants et un peu enfoncés ; la malade se plaint beaucoup du ventre, surtout dans la région sous-ombilicale et autant à droite qu’à gauche dans les fosses iliaques accuse de vives douleurs. Le ventre est plutôt retracté, mais tendu. Il est si douloureux que la palpation et la percussion ne peu-, vent être pratiquées d’une façon profonde.
Le pouls est rapide, assez bien frappé cependant. L’enfant a une selle à peu près normale le matin même.
La petite malade n’est pas si abattue ; la voix n'est pas éteinte.
L’écoulement purulent du vagin a notablement diminué.
Le diagnostic d’un début de péritonite consécutive à une vulvo-vaginite est porté. Il est prescrit : une potion contenant 12 gouttes d’élixir parégorique, des cataplasmes laudanisés, une vessie de glace sur le ventre. Du lait et de l'alcool seulement à l’intérieur.
Le soir, on met une ventouse scarifiée à gauche et à droite sur les régions ovariques. La température s’est abaissée un peu, elle est de 388 le soir. Les vomissements ont tendance à s’arrèter.
Le 6 au matin le mieux s’accentue. La palpation, encore douloureuse, est possible et permet de constater qu’il n'existe aucun empâtement profond dans le péritoine et les fosses iliaques. Le ventre est sonore dans toute son étendue; pas d’empâtement du côté du cœeum. La température est tombée à 37°4. Il n’y a eu qu’un seul vomis-
sement dans la nuit; les matières rendues sont moins verdàtres.
On continue l’opium à l’intérieur.
Le soir, la température a remonté à 38°, mais pas de vomissement, pas de selle.
Le 7, la température remonte à 38°5 ; l'enfant se plaint de douleur dans l'épaule gauche, mais il n'existe sur son épaule ni rougeur ni æœdème.
Le 8, la température est redevenue normale. L'état général s'améliore. La douleur d'épaule a disparu.
Le 9, état satisfaisant ; l'enfant s’alimente un peu.
Le 10, on peut considérer la malade comme guérie. Depuis le 5, l'écoulement vaginal du début à notablement diminué ; il disparaitra complètement dans quelques jours. }
Le 11,1le 12, le 13, le mieux continue. La palpation ne permet de rien percevoir dans les fosses iliaques. La malade est jugée guérie.
Le 15, l'enfant est un peu mal en train.
Le 17, l'enfant est passée à la salle de la rougeole avec un début d’éruption.
Depuis, elle a guéri de sa rougeole sans complication, ainsi que de sa vulvite.
A côté de ce fait qui s’est terminé rapidement par la guérison, il en est d’autres où la maladie semble revêtir le type d’une péritonite bien caractérisée au petit bassin. Nous trouvons à ce sujet le fait d’une pelvi-péritonite
terminée par guérison, dans une observation de Sanger,
“apportée dans une discussion de la Société allemande de gynécologie.
Sanger (1), à propos des épidémies familiales de vulvo-
vaginite, rapporte une petite épidémie dont voici Phis-
toire :