‹ De la Propagation des Tumeurs ovariques malignes à l’appendice iléo-coecalChapitre 12 sur 29 · HAE · texte numérisé non relu

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moins recouvertes d'amas de végétations papillomateuses blanc rosé. A la coupe, tous ces bourgeons laissent échapper une substance gélatiniforme très visqueuse, comparable à de la gelée de coings. L'ensemble de Ia tumeur est creusé de plusieurs loges où prolifèrent de même des végétations néoplasiques de même aspect que les végétations superficielles. Toutes les cavités conliennent également une substance gélatineuse abourdante.

À l'examen histologique on voit, séparés par des lacunes ou des cavités kystiques, un grand nombre d'ilots irréguliers de néoformation ayant la constitution suivante : un épithélium cylindrique polymorphe avec papilles enveloppant un tissu muqueux très développé.

L’épithélium de surface est très variable d'aspect. Par place, il est cylindrique et à une seule couche de eellules, le noyau est volumineux et de forme ronde ou ovoïde, le protoplasma granuleux. Un certain nombre de ces cellules subissent la transformation muqueuse et prennent une forme sphérique ou caliciforme, en même temps que leur contenu se déverse dans les cavités kystiques. En d’autres points, on aperçoit des cellules hypertrophiées et déformées.

Entre les couches épithéliales on peut trouver un tissu embryonnaire, très abondant, qui oceupe le centre de chaque îlot néoplasique. Ce tissu soulève par place l'épithélium en lui donnant la forme papillaire et bourgeonnante. |

Le tissu conjonctif soutient directement l’épithélium. Il loge des vaisseaux peu développés, en général se présentant sous la forme d’un réseau de capillaires à larges

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mailles entre lesquelles on peut trouver des cellules très volumineuses, semi-transparentes, fusiformes et anastomosées par de nombreux prolongements, et quelquefois aussi des cellules rondes et petites et quelques fibresélastiques.

L’appendice est très augmenté de volume et présente l'aspect de battant de cloche. On retrouve à son niveau des néoformations identiques à celles montrées par l'examen histologique de la tumeur ovarienne.

Ainsi qu'on le voit par ce rapide exposé, les tumeurs ovariennes pouvant présenter un certain degré de malignité sont, en général, des épithéliomas mucoïdes ou végélants, variétés, à la vérité, assez rapprochées. Elles sont très voisines des kystes de l'ovaire et, comme le dit de Sinéty, il est presque impossible de tracer une ligne de démarcation précise entre les kystes et les cancers ovariens. Presque toujours, du reste, ce sont des kystes végétants ou bien des kystes ayant subi la transforma: tion colloïde. Parfois, c’est le tissu conjonctif de la paroi kystique qui prolifère, donnant ainsi lieu à une tumeur sarcomateuse, mais c’est une éventualité qui ne se réalise que rarement. Le plus souvent, il s’agit d’une dégé. nérescence épithéliomateuse. Elle se signale par la pro-

lifération des cellules et la production de bourgeons épithéliaux plus ou moins nombreux, ou par là transformation colloïde des cellules épithéliales.

L'examen histologique nous fixera sur ce point'et nous dira si nous avons affaire à une tumeur bénigne ou à une tumeur maligne. Cet examen devra être fait dans toute l'étendue de la tumeur, car la dégénérescence maligne peut être très circonscrite et échapper aux

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recherches partielles. Cependant, il ne faut pas demander au microscope un diagnostic évolutif certain, car il peut se trouver en défaut. Il arrive, en effet, quelquefois, qu'il y a désaccord entre la clinique et l’histologie, et que telle tumeur, classée par celle-ci comme bénigne, se montre maligne, alors que telle autre, présentant les caractères microscopiques de malignité, évolue avec une lenteur qui en fait presque disparaître les caractères suspects. :

Il n’en reste pas moins vrai, malgré l'obscurité qui entoure encore la question de la malignité des tumeurs ovariques, que si tous les épithéliomas mucoïdes ou végétants ne sont pas cliniquement malins, du moïns la plupart des tumeurs malignes de l'ovaire ressortissent à ces deux classes de néoplasmes, et que ce sont elles que nous retrouvons dans les cas de propagation du processus cancéreux à l’appendice iléo-cœcal.

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