‹ De la Propagation des Tumeurs ovariques malignes à l’appendice iléo-coecalChapitre 18 sur 29 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

Récidive d'un kyste végétant de l'ovaire droit sur le cœcum et l'appendice; 2° récidive à la paroi abdominale; 3° récidive au sternum et au cerveau.

(Observation due a l’obligeance de M. le professeur adjoint CONDAMIN.)

Mme O.., 24 ans, état de santé assez bon dans l'enfance. Réglée régulièrement à 14 ans. Rien à signaler jusqu’à 20 ans. A ce moment, la malade se marie, n'éprouvant rien d'anormal du côté de l'abdomen. Grossesse presque audébut du mariage. A partir du cinquième mois, développement de l'abdomen non en rapport avec l'âge de la grossesse. Pendant toute la fin de celle-ci, le docteur P.., d'Annonay, constate une fluctuation au-devant de l'utérus, empêchant de percevoir les parties fœtales et les bruits du cœur. Accouchement sans incident, mais, un jour après, augmentation du volume du ventre qui devient douloureux. Vomissements bilieux, état de péritonisme assez marqué, température à 38, pouls très rapide. Cinq jours après, le docteur Condamin diagnostique un kyste de l'ovaire avec torsion du pédicule survenue après l'accouchement. Il intervient un mois après, lorsque la période puerpérale est passée et la température abaissée.

Après l'ouverture du ventre, issue de matière colloïde répandue dans le péritoine et difficile à détacher complètement des anses intestinales. On trouve des adhérences multiples à l'intestin, à l’épiploon et à la face inférieure du foie.

Suites opératoires simples. — Actuellement, en 1903, 2 ans et 3 mois après cette intervention, la malade s'est aperçu d'une douleur dans la fosse iliaque droite. Le docteur Condamin constate, à ce niveau, une grosseur mobile non douloureuse et du volume d’une orange moyenne. En raison de l’intervention précédente, on fait le diagnostic de récidive de kyste et on opère la malade à la fin de février 1903. Après la laparotomie, on trouve que toute la cavité abdomino-pelvienne est indemne. Pas de végétations secondaires comme on devait s'y attendre, mais, dans l'intérieur du cœeum, une masse

Page 1