‹ De la Propagation des Tumeurs ovariques malignes à l’appendice iléo-coecalChapitre 20 sur 29 · ETAGE · texte numérisé non relu

ETAGE

même Société, M. Condamin apporte le résultat d'un nouvel examen histologique qui a infirmé les premières constatations faites dans un examen rapide sur des coupes par congélation. I1 s’agit bien réellement d'une tumeur secondaire, générahisation cœcale de la tumeur ovarienne qui avait été enlevée précédemment chez la malade. :

Dans cet examen plus complet de tout le fragment, on trouve certaines particularités histologiques qui confirment pleinement le diagnostic de récidive d’une tumeur ovarienne. On retrouve bien, en effet, quelques cavités à revêtement épi. thélial cylindrique, mais à côté se trouvent d’autres cavités beaucoup plus grandes, très vastes même, au point de dspasser les limites de la coupe; quelques-unes reconnaissables seulement à une de leurs parois : mince bande conjonctive doublée d'un épithélium. C’est là un premier aspect incompatible avec l’idée d’une tumeur d’origine intestinale et bien en faveur d’une tumeur kystique d’origine ovarienne. Mais un second caractère important, le caractère capital pour le diagnostic histologique, réside dans le polymorphisme des éléments épithéliaux:-On peut voir, en effet, et simultanément sur une même préparation, de belles rangées de cellules caliciformes reconnaissables à leur cupule mucigène; puis des lignes continues de cellules cylindriques à plateau ou ciliées; en d’autres endroits, on trouve des bandes basses de cellules cubiques. Il n’est pas jusqu'à la disposition pavimenteuse des cellules que l’on n'ait trouvée, en quelques points, formant soit des amas solitaires, soit des couches profondes de soutien pour les cellules caliciformes ou cylindriques. Ces variétés différentes d'épithéliums se présentent le plus souvent en amas similaires. C’est un amas d'éléments cylindriques qui avait fait conclure à une tumeur intestinale dans le premier examen. Mais souvent aussi on voit ces différents types cellulaires voisins sur le bord d'une cavité kystique.

Ce polymorphisme du revêtement épithélial des petites cavités kystiques caractérise, au point de vue histologique, les productions végétantes du kyste de l'ovaire. Les constatations histologiques obligent donc à rattacher cette tumeur à l'ovaire, ce que les raisons cliniques et macroscopiques de la pièce im-

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posaient. Cette tumeur doit donc être considérée comme une métastase d’une tumeur végétante de l'ovaire,

Suites éloignées. — En 1905, la malade est atteinte de deux autres récidives cancéreuses adhérentes et fixées à la paroi abdominale, nécessitant une troisième intervention.

En 1911, nouvelles récidives au sternum et au cerveau, entraïnant la mort de la malade.

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