‹ De la Propagation des Tumeurs ovariques malignes à l’appendice iléo-coecalChapitre 22 sur 29 · ARE · texte numérisé non relu

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subaiguë, de douleurs assez vives et ayant déterminé un amaigrissement considérable.

Incision médiane sous-ombilicale. L'épiploon adhère à la paroi abdominale antérieure, au niveau de la partie inférieure de l’incision. Il est soulevé par une masse gélatineuse ayant l'aspect de gelée de groseilles blanches. On relève l’épiploon et on évacue de l'abdomen une grande quantité de liquide gélatineux venant par paquets demi-solides. On voit alors qu'il existe à droite un kyste ovarique multiloculaire, dont une poche est largement ouverte et laisse voir, dans son intérieur, une tumeur bourgeonnante grisâtre du volume du poing. Libération possible de la poche kystique qui adhère à la face postérieure du ligament large et à la paroi latérale droite du pelvis. A gauche, pvaire d'apparence normale; il existe une hydrosalpingite. Hystérectomie subtotale avec ablation bilatérale des annexes. Résection de l’épiploon; l’appendice, adhérent à la tumeur, dilaté, kystique, est enlevé. Fermeture de la paroi abdominale sans drainage.

Guérison sans incident.

Suiles éloignées. — La malade, après avoir été à peu près bien pendant six ans, recommence à souffrir du ventre et à s’affaiblir. Au mois de novembre 1914, le ventre est un peu augmenté de volume et il existe dans l'hypogastre une zone de matité qui s'étend vers les fosses iliaques, un peu plus à gauche qu’à droite, se terminant supérieurement par un contour sinueux, convexe en haut d’une manière générale. Il n'y a pas, à proprement parler, de tumeur nette au palper. On a une vague sensation de flot, plutôt de tremblement. La malade est très amaigrie, on juge une nouvelle intervention impossible. Mort par affaiblissement progressif en 1915, sept ans après l'opération.

Examen histologique. — L'examen de l'appendice, pratiqué par M. Lecène, montre que la cavité de l’appendice, dont les dimensions dépassent celles d’une grosse olive, est remplie par une substance hyaline qui se colore en violet clair par l’hématoxyline. La muqueuse est réduite à une seule assise de cellules épithéliales formée de cellules cylindriques hautes,

mélangées à un grand nombre de cellules caliciformes contenant des grains de substance hyaline.

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