‹ De la Propagation des Tumeurs ovariques malignes à l’appendice iléo-coecalChapitre 3 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis les travaux de Waldever, en Allemagne; de Malassez, de Quénu et de Poupinel, en France, on admet que les tumeurs de l'ovaire, connues en clinique sous le nom de kystes non dermoïdes de l’ovaire, sont, au point <'de vüe histologique, des tumeurs épithéliales, des épithéliomas.

Déjà Delpech, de Montpellier, avait, au nom de la clinique, il y a plus de 90 ans, rapproché, au point de vue de leur évolution, quelques tumeurs kystiques de l'ovaire, du cancer.

Leur malignité n’est cependant pas la règle. Telle tumeur ovarienne restera bénigne alors que telle autre dégénérera et aura un caractère évolutif opposé.

Quoi qu'il en soit, il n’en reste pas moins vrai que, malgré la fréquence de leur bénignité clinique, les tumeurs ovariennes kystiques, étant d'origine épithéliale, sont capables de récidives et quelquefois de généralisation.

Les observations de récidive sur l'ovaire opposé sont. nombreuses. Celles de généralisation ne le sont pas moins. |

Ces métastases peuvent toucher presque tous les or-

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ganes et intéresser, suivant le cas, le péritoine, l'estomac, la plèvre, le foie, l'intestin grêle, le rectum, l'utérus, les poumons, la vessie, la rate, le ligament large. Poupine!, dans sa thèse, note que le péritoine est touché le plus souvent : 61 fois sur 116 cas, alors que les plèvres ne le sont que 12 fois et l'utérus 10, les autres cas se répartissant avec une fréquence plus ou moins grande sur les autres organes. Pourtant il en est un qui, malgré le voisinage de la tumeur primitive, n’est que très rarement le siège d’une généralisation : c’est l'appendice.

Nous avons pu réunir quelques cas d’une semblable propagation des tumeurs malignes de l'ovaire à l’appendice iléo-cœcal.

Ils Sont intéressants à étudier à plus d'un titre. En dehors du fait qu'ils sont très peu signalés dans la littérature médicale, ils tirent leur intérêt du mécanisme même de la propagation du processus cancéreux, et posent à ce sujet la question des relations anatomiques entre l’ovaire et l’appendice et celle de la solidarité pathologique de ces deux organes.

Nous étudierons successivement l’une et l’autre. Nous rechercherons s’il n'existe pas des connexions vasculaires appendiculo-ovariennes pouvant expliquer, en dehors de leurs relations de voisinage, la fréquence de l'atteinte simultanée des deux organes par les différents processus morbides.

Nous essaierons ensuite de montrer leur dépendance pathologique réciproque.

Puis nous aborderons l'étude anatomo-pathotogique de ces tumeurs malignes de l'ovaire propagées à l’appendice. Après avoir étudié leurs caractères macrosco-

piques, nous examinerons leurs caractères histologiques en cherchant si l’on peut fonder un pronostic certain de malignité sur leur seul aspect microscopique.

Dans un quatrième chapitre nous passerons en revue leur symptomatologie et leur évolution clinique. Nous verrons alors si leur évolution est assez particulière pour faire présager leur malignité et leur tendance à la généralisation. |

Après avoir formulé brièvement les quelques indieations thérapeutiques qui ont semblé résulter de cette modeste étude, nous apporterons à l'appui de nos conclusions les quelques observations que nous avons pu recueillir soit dans la littérature médicale, soit grâce à l'extrême obligeance de M. le docteur Albertin et à la grande bienveillance de M. le professeur adjoint Condamin.

Et peut-être, alors, nous sera-t-il permis de ne pas paraître trop prétentieux en apportant, pour terminer cette monographie, des conclusions qui tenteront de répondre aux questions posées par la propagation des tumeurs malignes de l'ovaire à l’appendice :

A quelles variétés histologiques appartiennent ces tumeurs ?

Quelle est la voie suivie par ces métastases? Y a-t-il simplement propagation de proche en proche du processus néoplasique ou bien généralisation par voie Iym-: phatique ?

Quelle est la symptomatologie de ces tumeurs malignes ?

Quelle thérapeutique instituer ?

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