‹ De la Propagation des Tumeurs ovariques malignes à l’appendice iléo-coecalChapitre 4 sur 29 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Rapports anatomiques entre les Ovaires

et l’Appendice.

Nous étudierons les rapports anatomiques entre es ovaires et lappendice spécialement à trois points de vue. Nous examinerons tout d’abord leurs relations de voisinage, puis nous chercherons à élucider la question de savoir s’il existe entre eux des communications vasculaires et des communications lymphatiques.

L'appendice possède, dans les deux sexes, une direction le plus souvent descendante. (Dans 37 0/0 des cas, d'après Bérard, cité par Dormoy dans sa thèse; dans 32 0/0 des cas, d’après Barnsby.) Chez la femme, cette position basse est encore favorisée par la forme plus évasée du bassin, par la pression du corset qui refoule vers le pelvis la masse intestinale, et enfin par le relàchement des replis péritonéaux à la suite de l’accouchement. S

Dans cette situation, l’appendice repose, au-dessous du cœcum, sur la partie interne de la fosse iliaque où il se trouve en rapport : en arrière, avec le psoas droit dont il

est séparé par le fascia iliaca, le tissu sous-péritonéal ct le péritoine, les vaisseaux utéro-ovariens et les vaisseaux iliaques externes; en dedans, avec la masse de l’intestin grêle; en dehors, avec le fond du cœcum; enfin, en avant, à sa partie supérieure avec la paroi abdominale antérieure et parfois avec quelques anses grêles, à sa partie inférieure, fréquemment (dans 30 0/0 des cas, d'après Robinson), avec la face postérieure du ligameni large, de l'ovaire et de la trompe droite.

D'après Clado, les rapports entre l'ovaire droit et l’appendice seraient encore plus intimes, et ces deux organes seraient reliés entre eux par un repli péritonéal falciforme à concavité supérieure, partant le plus souvent du méso-appendice pour aller se continuer avec le bord supérieur du ligament large. On peut le mettre en évidence en relevant le vermis. D'après cet auteur, il serait constant.

Lafforgue ne l’a trouvé que dans 20 0/0 des cas. Barnsby, par contre, après des recherches sur 126 sujets, n'en admet pas l'existence; mais il a trouvé quelquefois un prolongement de l'insertion iliaque du mésentère (ligament inférieur du cœcum). Ce repli peut descendre sur le flanc droit de la cavité pelvienne et venir jusqu'au bord supérieur du ligament large. Bérard, sur 33 sujets; Souligoux, sur 200, arrivent à des conclusions identiques. Telle est également l'opinion de Guillard et de Freund. Second et Fueth le rangent parmi les anomalies. |

Il est admis pourtant par Brôsicke, Waldeyer, Nagel, Martin, Lockwood, Tixier et Viannay.

Hasse, Schultze et Vallin le considèrent comme un

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