‹ De la Propagation des Tumeurs ovariques malignes à l’appendice iléo-coecalChapitre 9 sur 29 · H EE · texte numérisé non relu

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En effet, comment expliquer autrement que par une mélastase par voie lymphatique l’extension du processus néoplasique de l'ovaire gauche à l’appendice, alors qu'il ny a aucun rapport de contiguité entre les deux organes? Barbet, Hoaler, Lenander et Leroy citent, il est vrai, des observations où l’appendice malade a été trouvé adhérent aux annexes gauches. Mais presque toujours alors le cœcum était à gauche. Tel n'est pas le cas de notre observation VIT. Dans celle-ci, il existe, il est vrai, deux greffes péritonéales : l’une sur le péritoine pariétal postérieur, l’autre sur le ligament large. Mais est-ce suffisant pour expliquer la propagation de proche en proche du processus néoplasique? Non, à notre avis. Dans ce cas particulier, la greffe du ligament large n’a servi que d’intermédiaire, de trait d'union entre l’ovaire gauche et l’appendice. Les cellules cancéreuses, une fois implantées à ce niveau, ont pu facilement gagner la profondeur et tomber dans la lumière des vaisseaux lymphatiques. Ceux-ci se sont alors chargés de les véhiculer jusqu'à l’appendice par la voie appendiculo-ovarienne.

En résumé, nous voyons que nombreux sont les cas où l’extension du cancer s’est faite en premier lieu par greffe péritonéale, celle-ci atteignant finalement l’appendice en se multipliant de proche en proche par contiguité. Nos observations VI, VII et VIIT que nous aurions pu faire suivre de nombreuses autres semblables et dans lesquelles un envahissement néoplasique par greffe localisée sur le péritoine ou sur un autre organe voisin avait eu lieu, en font foi. Cette propagation est, sans doute, facilitée encore par les néoformations Iympha-

tiques des adhérences qui, dans la plupart des cas,

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réunissent assez intimement la tumeur ovarique au vermis. Peut-être mème se fait-elle directement par cette voie.

Cependant, il reste certain que, dans quelques cas, peu nombreux il est vrai, et dont la rareté peut sans doute être mise sur le compte de la faible fréquence de la disposition anatomique étudiée par Clado, la généralisation de la tumeur de l'ovaire à l’appendice se fait par l'intermédiaire des communications lymphatiques reliant directement ces deux organes, sans que l’on soit obligé de recourir à l'hypothèse douteuse d'une métastase à contre-courant. Elle se trouve confirmée par l'existence de ganglions cancéreux situés sur leur trajet (observation IIT) et par l'absence de greffe néoplasique péritonéale (observations I, II, LIL, IV, V).

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