‹ De La Prophylaxie De La Variole Aux ColoniesChapitre 4 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Tous les auteurs, qu’ils traitent de l'hygiène, de l'épidémiologie ou de la pathologie tropicales, s’accordent à considérer la variole comme un des facteurs les plus importants de morbidité, d’infirmités et de mortalité pour les indigènes coloniaux. Leur opinion se fonde sur la statistique : ainsi, en Indo- Chine, la variole entre dans la mortalité totale pour 70 o/o (R. Würtz) et le quart de la population enfantine succombe à cette maladie (Jeanselme) ; au Tonkin, « la proportion des enfants atteints en temps d’épidémie, peut être évaluée à plus de 90 o[0 de la population enfantine jusque-là épargnée par la maladie » (P. Gouzien) ; à Mayotte, 800 indigènes

en moururent en 1890 (Fontoynont); à la Martinique,

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